Nice : Une centaine de cadavres de chats découverts chez un retraité

ANIMAUX L'homme de 81 ans a été hospitalisé et des associations de protection des animaux envisagent de déposer plainte pour « maltraitance » ou « négligence »

F.Bi. avec AFP
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Plus d'une vingtaine de chats encore vivants mais rachitiques ont aussi pu être sauvés et ont été confiés à des vétérinaires ou des bénévoles
Plus d'une vingtaine de chats encore vivants mais rachitiques ont aussi pu être sauvés et ont été confiés à des vétérinaires ou des bénévoles — UPA 06

Avec des restes d’écureuils, de rats et même une mâchoire de chien, une centaine de cadavres de chats ont été retrouvés ce dimanche chez un retraité niçois. Plusieurs associations ont été appelées à la rescousse par la nièce de cet homme de 81 ans qui a découvert le charnier. Une vingtaine  d’animaux mal en point ont également été secourus.

Les cadavres étaient pour une majorité enfermés dans des caisses scellées. « La plupart des chats étaient morts quand ils ont été placés dans ces boîtes au regard de leur position. Mais on pense qu’au moins deux ont pu être enfermés vivants », a expliqué Philippe Desjacques, président de La Tribu du Fourmilier, l’une des associations du collectif Urgence pour un animal 06 qui sont intervenues. Sur Facebook, Au Service des Animaux 06 a notamment décrit « une maison de l’horreur ».

Le retraité a été hospitalisé

Le cadavre d’un chat en partie dévoré probablement par ses congénères, a été découvert sur le canapé de la maison. Plus d’une vingtaine de chats encore vivants mais rachitiques ont pu être sauvés et ont été confiés à des vétérinaires ou à des bénévoles.

« Malheureusement, des histoires comme celle-ci, on en voit tous les ans », a précisé Philippe Desjacques. Le retraité souffrait, selon lui, du syndrome de Noé, trouble mental qui consiste à recueillir plus d’animaux que l’on ne peut en héberger ou nourrir correctement, ainsi que du syndrome de Diogène qui se traduit par une accumulation compulsive d’objets. Il a été hospitalisé.

Les associations envisagent de déposer plainte pour « maltraitance » animale ou « négligence », a-t-il également indiqué.