Charente : Un sexagénaire mis en examen pour avoir tué sa fille et blessé son gendre

MEURTRE Il a été placé en détention provisoire vendredi pour assassinat et tentative d'assassinat

20 Minutes avec AFP
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Illustration du tribunal d'Angoulême.
Illustration du tribunal d'Angoulême. — Capture d'écran Google Maps
  • Un père a tué sa fille et blessé son gendre en leur tirant dessus au fusil mercredi.
  • Il a été mis en examen pour assassinat et tentative d’assassinat ce vendredi.
  • Sa fille avait déposé trois plaintes contre lui pour harcèlement.

Ce vendredi un homme de 67 ans, soupçonné d'avoir tué sa fille et blessé son gendre avec un fusil de chasse, a été mis en examen et placé en détention provisoire pour assassinat et tentative d’assassinat, a indiqué la procureure d’Angoulême Stéphanie Aouine.

Selon elle, le suspect « attendait » les victimes devant leur domicile, avant de leur tirer dessus à cinq reprises, d’abord sur le gendre, puis sur sa propre fille, dès leur arrivée en voiture. Les faits se sont déroulés mercredi en début d’après-midi à Garat, une commune de 2.000 habitants à quelques kilomètres à l’est d’Angoulême.

Sa fille enfermée dans son véhicule

La femme a reçu un « coup mortel au niveau dorsal » tiré « à grande proximité » alors qu’elle s’était enfermée dans son véhicule et appelait les secours, « sans la possibilité de fuir », a ajouté Stéphanie Aouine lors d’une conférence de presse. Durant la fusillade, son compagnon, visé en premier et blessé au niveau du bras, a cherché à s’éloigner du véhicule, « pensant que cela inciterait le tireur à le suivre », sans y parvenir.

Le tireur présumé avait été interpellé mercredi peu après les faits, alors qu’il « commençait » à projeter sa voiture dans un étang du département voisin de la Dordogne pour tenter « de se noyer avec son véhicule ».

Trois plaintes pour harcèlement

Le mobile est pour l’instant ignoré mais le parquet d’Angoulême précise que l’homme avait déjà été condamné à deux reprises entre 2017 et 2019 pour des violences avec arme et menaces commises sur sa fille et son compagnon de l’époque. Dix jours avant les faits, la victime avait déposé une troisième plainte contre son père pour « harcèlement psychologique », pour dénoncer « la surveillance permanente » de ce dernier sur le couple.

Le suspect a suivi une garde à vue médicalisée en raison de problème de diabète et de propos suicidaires. Il a été placé en détention provisoire vendredi en fin d’après-midi, « dans l’attente d’un transfert dans un établissement pénitentiaire adapté », a ajouté le parquet.