De Marseille aux Ardennes, un important réseau brésilien de proxénétisme démantelé

ENQUÊTE Il comptait une trentaine de prostituées, pour la plupart d'origine brésilienne, et une quinzaine de proxénètes, également brésiliens

20 Minutes avec AFP
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Illustration sur la prostitution.
Illustration sur la prostitution. — SERGE POUZET/SIPA

Ils opéraient de Marseille aux Ardennes, en passant par l’Aveyron, depuis cinq ans. Un vaste réseau de proxénétisme, dont la plupart des membres sont d’origine brésilienne, a été démantelé cette semaine dans plusieurs villes du sud de la France et à Charleville-Mézières ( Ardennes), conduisant à 13 interpellations, a-t-on appris jeudi d’une source proche de l’enquête.

Ce réseau, qui s’est d’abord développé dans plusieurs villes des Bouches-du-Rhône (Marseille, Martigues, Vitrolles, Fos-sur-Mer, Port-de-Bouc), du Var (Fréjus) et de l' Aveyron (Rodez), avant de gagner Charleville-Mézières, opérait depuis cinq ans, a indiqué cette source.

Des logements facturés de 250 à 300 euros par semaine

Il comptait une trentaine de prostituées, pour la plupart d’origine brésilienne, et une quinzaine de proxénètes, également brésiliens, dont 13 ont été interpellés lundi au terme d’une enquête ouverte en septembre 2020 à la suite d’une lettre anonyme. Parmi eux, huit ont été mis en examen du chef de proxénétisme aggravé en bande organisée, selon la même source.

« Les filles étaient recrutées sur place ou au Brésil et en Espagne », a poursuivi cette source, précisant que les proxénètes « se payaient sur les locations d’appartements », une trentaine au total, facturées entre 250 euros à 300 euros par semaine et par prostituée. Les proxénètes s’occupaient également de diffuser sur Internet les annonces avec photos qui permettaient aux clients d’entrer en contact avec les prostituées.