Quimper : Soixante plaintes contre le faux infirmier qui piquait les femmes

ENQUETE Depuis la condamnation en octobre de cet ancien élu pour exercice illégal de la profession d’infirmier et agressions sexuelles, les langues se délient

J.G.
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Une prise de sang en Allemagne en 2013.
Une prise de sang en Allemagne en 2013. — Caro / Dittrich/SIPA - 1812051612

Déjà effrayante, l’affaire devient hors-norme. Depuis la condamnation le 12 octobre d’un homme de 40 ans, bien connu dans le milieu culturel breton, pour exercice illégal de la profession d’infirmier et agressions sexuelles, les langues se délient. Contactée par 20 Minutes, la procureure de Quimper évoquait le 20 octobre le nombre de 13 nouvelles plaintes déposées contre cet ancien élu à la mairie de Quimper, qui dirigeait par ailleurs une société de production audiovisuelle.

Il s’élève désormais à une soixantaine de plaintes selon Ouest-France, dont une quarantaine déposée au commissariat de Quimper. Devant l’ampleur du dossier, le parquet de Quimper, qui centralise les plaintes, a saisi la police judiciaire de Brest, précise le quotidien.

Déjà condamné à un an de prison ferme en octobre

Obsédé par les veines des femmes, le quadragénaire avait trouvé un stratagème pour attirer ses victimes et leur prélever leur sang. Leur proposant de participer à une expérience pseudo-médicale, il recevait les femmes chez lui ou il se déplaçait chez elles avec tout le matériel médical nécessaire.

Les séances étaient également filmées afin d’observer les réactions des victimes. Certaines d’entre elles avaient également subi des attouchements. Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc avait condamné le faux infirmier à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire.