Attaque de policiers à Cannes : Deux gardes à vue ont été levées

ENQUÊTE Deux autres gardes à vue se poursuivent, dont une à Limoges avec un contact régulier de l’agresseur

20 Minutes avec AFP
Un policier a été attaqué lundi matin à l'arme blanche devant le commissariat de Cannes par un homme indiquant agir "au nom du prophète"
Un policier a été attaqué lundi matin à l'arme blanche devant le commissariat de Cannes par un homme indiquant agir "au nom du prophète" — Fabien Binacchi

Les gardes à vue de deux personnes interpellées lundi après une agression au couteau d’un équipage de policiers à Cannes par un ressortissant algérien ont été levées mardi soir, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Grasse.

« Deux gardes à vue ont été levées hier soir [mardi] et deux se poursuivent », a indiqué le parquet sans autre précision.

Mardi, des sources policières avaient indiqué que trois personnes de l’entourage de l’agresseur étaient en garde à vue. « L’une des personnes travaillait pour lui et une autre l’a logé », avait indiqué une de ces sources policières, précisant que l’assaillant possédait « une petite entreprise de maçonnerie ».

Une autre source policière avait évoqué « un colocataire, un logeur et un ex-logeur ». Selon une source proche du dossier, une quatrième personne a été interpellée mardi matin à Châtellerault par la police judiciaire de Limoges et placée en garde à vue. « Il s’agit d’un contact régulier » de l’agresseur, selon cette source, qui n’a pas donné plus de détails.

Examen psychiatrique pas avant vendredi

Lundi à 6h30, un Algérien âgé de 37 ans a frappé au couteau deux des quatre policiers présents à bord d’un véhicule de police devant le commissariat de Cannes. Ils n’ont pas été blessés, protégés par leurs gilets pare-balles. L’équipage s’apprêtait à partir en patrouille lorsqu’il a été attaqué.

L’assaillant atteint de deux balles au niveau du bassin mais dont le pronostic vital n’est pas engagé, a subi une première intervention chirurgicale lundi et une deuxième mardi.

« L’auteur présumé sort d’une opération chirurgicale », a indiqué mercredi matin le parquet de Grasse, précisant que l’examen psychiatrique, « déterminant pour l’orientation à donner au dossier », ne pourra ainsi « pas avoir lieu avant vendredi ».

« Aucun élément ne permet d’établir un lien avec une organisation islamiste »

Entendu brièvement, l’auteur présumé a « entièrement reconnu les faits, indiquant avoir été guidé dans son action par "la volonté de Dieu" », avait expliqué mardi le parquet, précisant qu'« à ce stade, aucun élément de l’enquête ne permet d’établir un lien avec une organisation islamiste ».

« Il ressort des auditions conduites que le mis en cause avait changé de comportement depuis quelques mois, apparaissait perturbé, évoquant l’emprise "d’un djinn" [mauvais esprit] qui exerçait une influence néfaste sur sa vie », toujours selon le parquet.