Attaque de policiers à Cannes : L’assaillant assume et dit avoir été « guidé par la volonté de Dieu »

ENQUETE Selon le procureur, « aucun élément de l’enquête ne permet d’établir un lien avec une organisation islamiste » et une expertise psychiatrique est demandée

Fabien Binacchi
— 
Un policier posté devant le commissariat de Cannes, le 8 novembre 2021
Un policier posté devant le commissariat de Cannes, le 8 novembre 2021 — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Face aux enquêteurs, l’auteur présumé de l’attaque au couteau sur des policiers, lundi matin à Cannes, « a entièrement reconnu les faits indiquant avoir été guidé dans son action par la ''volonté de Dieu'' », annonce ce mardi soir le parquet de Grasse. Juste après son interpellation, il indiquait déjà avoir agi « pour le prophète ».

Atteint par deux balles au niveau du bassin, cet homme de 37 ans a été placé en garde à vue à l’hôpital Pasteur à Nice. Il n’a cependant pu être entendu que brièvement, précise un communiqué du procureur Damien Savarzeix. Son interrogatoire devant être interrompu « en raison de deux interventions chirurgicales successives », l’une lundi et l’autre ce mardi.

Il « avait changé de comportement »

Dès que son état le permettra, il fera l’objet d’un examen psychiatrique. Des auditions conduites dans le cadre de « plusieurs mesures de garde à vue en cours », font ressortir que « le mis en cause avait changé de comportement depuis quelques mois », détaille encore le parquet de Grasse. L’homme « apparaissait perturbé, évoquant l’emprise ''d’un djinn'' qui exerçait une influence néfaste sur sa vie ».

Une perquisition, réalisée dès lundi au domicile de l’assaillant, à Cannes, « n’a pas permis de découvrir d’éléments déterminants pour l’enquête ». Et à ce stade, selon le procureur, « aucun élément de l’enquête ne permet d’établir un lien avec une organisation islamiste ». L’enquête se poursuit donc pour le moment sous l’autorité du parquet de Grasse. Ouverte pour « tentative d’assassinat sur fonctionnaires de police nationale », elle a été confiée à l’antenne de Nice de la police judiciaire de Marseille. Le Parquet national antiterroriste tient toujours un rôle d’observateur et évalue « l’opportunité de sa saisine ».