Oise : La gendarmerie alerte sur la hausse des cas d’intoxication au GHB dans les bars

DROGUE Les services de la gendarmerie de l’Oise alertent sur l’augmentation de l’utilisation du GHB pour abuser de personnes dans les bars

Mikaël Libert
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Illustration bar de nuit. Jeune fille avec un verre d'alcool.
Illustration bar de nuit. Jeune fille avec un verre d'alcool. — A.GELEBART/20MINUTES
  • Les gendarmes de l’Oise alertent sur une recrudescence des victimes du GHB.
  • Cette « drogue du violeur » est un détournement d’un traitement contre la narcolepsie.
  • Ce phénomène est aussi constaté ailleurs en Europe, comme en Belgique.

Inquiétudes dans le monde de la nuit. La gendarmerie de l’Oise vient de lancer une alerte à propos de la hausse d’un phénomène inquiétant : l’augmentation du nombre de cas de personnes droguées à leur insu au GHB dans les établissements de nuit du département. Un constat loin de se limiter à ce territoire.

L’apparition du GHB ne date pas d’hier, en revanche, son utilisation à des fins malveillantes semble gagner du terrain ces derniers temps. Cette substance est, à l’origine, un médicament utilisé dans le traitement de la narcolepsie pour ses « propriétés sédatives et amnésiantes », décrit le site Internet drogues info service. Détourné de son utilisation médicale, le GHB est surnommé « drogue du violeur » pour les absences qu’il provoque chez les victimes.

« Au réveil, vous ne vous souvenez plus de rien, c’est le trou noir»

« Nous faisons face à un phénomène qui ne cesse de s’intensifier dans les boîtes de nuit, les bars et autres soirées. En effet, de plus en plus de personnes se font droguer à leur insu », alerte la gendarmerie de l’Oise. Une fois la substance ingérée, « les agresseurs attendent que les effets agissent pour pouvoir profiter de leur victime. Au réveil, vous ne vous souvenez plus de rien, c’est le trou noir », ajoutent-ils.

Sur les réseaux sociaux, les témoignages de personnes ayant été confrontées au GHB se multiplient, notamment sur Lille. Une fois de plus, c’est le quartier Masséna-Solférino qui est montré du doigt. « Droguée au GHB hier au Delirium à Lille faites attention à vous », dénonce une internaute sur Twitter. Une autre s’est réveillée aux urgences après avoir accepté de se faire payer un verre dans une boîte de ce quartier. A Bruxelles, en Belgique, un mouvement se met en place derrière le #BalanceTonBar.

Le seul moyen de se prémunir est « de ne pas perdre de vue votre verre et de ne pas en accepter de la part d’un inconnu », insiste la gendarmerie de l’Oise. En effet, une fois dans le verre, il est impossible de s’en rendre compte, la substance étant incolore et inodore.