Val-d’Oise : « T’es un sale flic de merde… » Un policier hors service roué de coups après avoir été reconnu dans un train

ENQUETE Quatre hommes, suspectés d’avoir frappé et volé un policier hors service dans un train du Val-d’Oise, ont été interpellés et placés en garde à vue

Thibaut Chevillard
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Un policier de la Brigade des réseaux franciliens (BRF) dans le métro. (Illustration)
Un policier de la Brigade des réseaux franciliens (BRF) dans le métro. (Illustration) — FRANCOIS GUILLOT / AFP
  • Un policier de 26 ans a été agressé mardi soir alors qu’il rentrait chez lui dans le Val-d’Oise.
  • Selon la victime, ses agresseurs l’auraient reconnu et s’en seraient pris à lui parce qu’il est policier.
  • Quatre suspects ont été interpellés ce mercredi et placées en garde à vue.

« Ils voulaient me buter. Ça fait réfléchir. » Dans un wagon lugubre d’un train de banlieue, Florent *, un policier de 26 ans, s’est vu mourir. Mardi soir, alors qu’il rentre chez lui après la fin de son service, ce fonctionnaire affecté à la brigade des réseaux ferrés est agressé par quatre hommes qui, selon lui, l’ont reconnu. La victime et l’un de ses collègues passent devant eux lorsqu’ils montent, à 22h26, à bord de ce train de la ligne H reliant Paris à Persan – Beaumont, dans le Val-d'Oise. Ils sont « très bruyants, indisciplinés » et « gueulent », raconte le policier dans sa plainte, consultée par 20 Minutes, déposée ce mercredi matin.

Après le départ du train, ils jettent des regards en direction du policier et de son collègue. Ce dernier descend à la gare Ermont Halte, laissant Florent seul pour terminer son trajet. Les quatre hommes se lèvent et vont près de lui. « Regarde-moi dans les yeux, lui lance l’un d’eux. Tu sais très bien pourquoi on vient te voir, on sait très bien où tu travailles, t’es un sale flic de merde, une salope de condé. » Florent se lève et tente de garder la face. Mais les agresseurs commencent à le rouer de coups. « Ils me disent qu’ils vont me tuer, qu’ils vont boxer, me dépouiller, me crever la gueule. »

Sauvé par des passagers

Le jeune policier en « prend plein la gueule ». Deux passagers viennent lui porter assistance. « Si ces deux personnes n’avaient pas été là, je ne serais plus ici pour parler de ce qui s’est passé », estime aujourd’hui la victime. Le train s’immobilise en gare de Saint-Leu. Les portes s’ouvrent. Ses agresseurs prennent la fuite. Florent, lui, est pris en charge par les secours et transporté à l’hôpital Simone-Veil à Eaubonne. Il souffre d’une fracture du nez et de multiples hématomes au visage. Le jeune fonctionnaire est surtout très « choqué ». « Ça ne va pas trop, forcément, ils connaissent mon lieu de travail, mon lieu de destination pour rentrer chez moi. »

Une enquête a été ouverte par le parquet de Pontoise. Contacté par 20 Minutes, le procureur de la République indique que quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour violences aggravées et vol avec violences aggravées. Selon nos informations, les suspects ont été arrêtés par les gendarmes du Psig de Pontoise et par les policiers municipaux de Méry-sur-Oise alors qu’ils étaient en train de commettre un vol. Ils ont été remis aux enquêteurs de la sûreté départementale du Val-d.’Oise Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes des faits.

* Le prénom de la victime a été modifié