Jean-Luc Lahaye arrêté et placé en garde à vue pour viols sur mineurs

ENQUETE Le chanteur Jean-Luc Lahaye est soupçonné d’avoir abusé de deux adolescentes entre 2013 et 2014

Thibaut Chevillard
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Jean-Luc Lahaye, lors de son procès à Paris.
Jean-Luc Lahaye, lors de son procès à Paris. — Francois Mori/AP/SIPA

Le chanteur Jean-Luc Lahaye a été interpellé ce mercredi matin à Paris par les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes. L’artiste a été placé en garde à vue pour « viols et agressions sexuelles sur mineurs de plus de 15 ans », « corruption de mineurs », « abus frauduleux de l’état de faiblesse d’un mineur pour le conduire à un acte préjudiciable », « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « détention d’images pédopornographiques », apprend 20 Minutes auprès du parquet, confirmant une information du Parisien. Il est soupçonné d’avoir agressé, en 2013 et 2014, deux adolescentes qui étaient à l’époque sous son emprise.

La fille de l’interprète des tubes Femme que j’aime et Papa chanteur, Margaux, a également été placée en garde à vue, ce mercredi matin, pour « subornation de témoin ». Elle est soupçonnée d’avoir fait pression sur les deux adolescentes pour qu’elles gardent le silence. Deux autres femmes ont été placées en garde à vue, dans ce dossier, pour non-dénonciation de crime et complicité de viol sur mineur de plus de 15 ans.

Une précédente condamnation

Ce n’est pas la première fois que Jean-Luc Lahaye, qui n’a jamais caché aimer «les jeunes femmes», est mis en cause dans une affaire impliquant des mineurs. En avril 2016, la star des années 1980 a été définitivement reconnue coupable de corruption de mineure et condamnée à une peine d’un an de prison avec sursis. Il avait demandé à une jeune fille de 14 ans de s’adonner à des jeux sexuels par webcam interposée. Cette dernière, ayant depuis compris qu’elle avait aussi été abusée sexuellement, est l’une des deux jeunes filles qui a déposé plainte contre le chanteur.

Partie civile lors du dernier procès de l’artiste, la fondation pour l’enfance « déplore ce nouveau passage à l’acte, ce nouvel état de récidive », indique-t-elle à 20 Minutes par le biais de son avocat, Me Olivier Baratelli. « Malheureusement, sans soin et sans volonté de se soigner, le zèbre perd rarement ses rayures. L’état de récidive est un état grave malheureusement trop fréquent et on pouvait craindre le pire avec Jean-Luc Lahaye. Son expertise psychologique pouvait laisser craindre le pire. Et le pire est arrivé. »