Paris : Près de 130.000 euros en fausse monnaie découverts lors d’un contrôle de routine

LA MAIN DANS LE SAC Plus de 1.000 billets ont été retrouvés au domicile de l’homme, en situation irrégulière, qui a tenté d’échapper à un contrôle de routine

20 Minutes avec AFP
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Les faux billets étaient de très bonne qualité.
Les faux billets étaient de très bonne qualité. — A. GELEBART / 20 MINUTES

« Il s’agit de la plus grosse saisie connue de faux billets de ce type de contrefaçon en Europe. » Cette source policière ne masque pas sa satisfaction, alors que près de 130.000 euros en fausse monnaie viennent d’être saisis à Paris à l’issue d’un banal contrôle. Un Sénégalais de 43 ans, qui s’est avéré être en situation irrégulière, a voulu y échapper, se lançant dans une brève course-poursuite dans le quartier des Halles.

Interpellés, les policiers ont découvert une enveloppe contenant 200 faux billets dans ses poches. Direction garde à vue immédiate, et un mandat pour perquisitionner son domicile à Pantin. Les enquêteurs y ont découvert « plus de 1.000 billets de bonne qualité de 100, 50 et 20 euros ».

Crime passible de 30 ans de prison et 450.000 euros d’amende

Déjà connu des services de police pour différents délits liés à l’usage de stupéfiants, de rébellion et de recel de vol, l’homme a affirmé n’être « qu’une mule » au sein de ce trafic de fausse monnaie. Il se trouve encore en garde à vue dans les locaux dans l’Office central de répression du faux monnayage (OCRFM), désormais chargé des investigations. La contrefaçon ou la falsification de pièces de monnaie ou de billets de banque ayant cours légal est considérée comme un crime passible de 30 ans de réclusion criminelle et de 450.000 euros d’amende.

Historiquement, la France est le pays de la zone euro le plus touché par le faux monnayage classique, avec « 30 à 40 % » des faux billets qui circulent en Europe, issus en très large majorité d’Italie, premier producteur européen de fausse monnaie, notamment de la région de Naples où sévit la Camorra.