Antilles : Plus de 280 animaux saisis après le démantèlement d’un trafic de reptiles

ENQUETE Le trafic de reptiles est un phénomène grandissant en Martinique et en Guadeloupe

20 Minutes avec AFP
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La valeur des animaux saisis dépasserait les 125.000 euros (illustration).
La valeur des animaux saisis dépasserait les 125.000 euros (illustration). — Foto-Rabe

Un important trafic de reptiles a été démantelé  aux Antilles, la semaine dernière, par les services de police de l’environnement de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de la douane judiciaire, permettant de saisir 283 animaux et d’interpeller 17 personnes.

La valeur de l’ensemble des spécimens saisis sur ces deux îles françaises de la Caraïbe (pythons, boas, varans, geckos, lézards, etc.), dont des espèces protégées, « est estimée à plus de 125.000 euros », ont indiqué les services de police dans un communiqué ce mercredi.

Certaines espèces relâchées

Quelques spécimens ont pu être placés dans une structure homologuée tandis que d’autres, comme les scorpions endémiques de Martinique, ont été relâchés dans leur milieu naturel. Les délinquants arrêtés « encourent une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende. Certains individus ont déjà été condamnés récemment pour des faits similaires », précise le communiqué.

Les services départementaux de la Martinique et de la Guadeloupe travaillent depuis un an et demi en co-saisine avec le service d’enquêtes judiciaires des finances, dans le but de démanteler ce trafic de reptiles, phénomène grandissant aux Antilles.

Limiter la propagation d’espèces exotiques envahissantes

En luttant contre le trafic d’espèces de la faune sauvage, via le contrôle de leur détention et de leur commerce, les agents de l’OFB « participent à enrayer l’érosion de la biodiversité en limitant la propagation d’espèces exotiques envahissantes en milieu naturel, enjeu de taille sur ces îles », rappelle le texte.

En effet, dans les îles comme la Guadeloupe et la Martinique, certains reptiles venant d’Amérique du Sud peuvent trouver des conditions biologiques pour survivre, avec le risque de faire disparaître des espèces patrimoniales, créant ainsi un déséquilibre écologique.