Grenoble : Du GHB aurait circulé lors de soirées étudiantes, une enquête ouverte

INVESTIGATIONS Douze enquêtes préliminaires seraient en cours après des signalements d'agressions sexistes ou sexuelles dans des établissements grenoblois

20 Minutes avec agence
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La direction de Grenoble École Management a interdit tout nouvelle soirée.
La direction de Grenoble École Management a interdit tout nouvelle soirée. — G. VARELA / 20 MINUTES

Une enquête préliminaire vient d’être ouverte par le parquet de Grenoble ( Isère) après que la direction de Grenoble école management a signalé, le 20 octobre, que du GHB (drogue du violeur) aurait circulé lors de trois soirées étudiantes. Bien qu’aucune plainte pour viol ou tentative de viol n’ait été déposée, plusieurs étudiants auraient « présenté le symptôme de perte de mémoire caractéristique de cette drogue », a indiqué le procureur de la République.

L’enquête a été confiée aux policiers de la direction départementale de la sécurité publique de Grenoble. De son côté, la direction de l’école de commerce a interdit, jusqu’à nouvel ordre, toute nouvelle soirée étudiante, rapporte Le Dauphiné Libéré. « Nous tenons à adopter une posture d’autorité sur les questions de sécurité », a expliqué le responsable juridique de l’établissement.

Agir plus rapidement

Cette enquête intervient quelques jours seulement après la signature, le 15 octobre, d’une convention sur les signalements d’agressions sexistes ou sexuelles dans le monde étudiant. Le parquet de Grenoble, plusieurs établissements, le Crous, l’association France Victimes Grenoble et la Direction départementale de la sécurité publique de l’Isère ont signé cette convention.

Elle doit permettre de recueillir plus facilement les signalements et d’agir plus rapidement, tout en aidant les victimes. Pour l’heure, douze enquêtes auraient déjà été ouvertes, dont plusieurs pour des faits survenus avant la signature de la convention.