Colombes : L’homme abattu pour avoir menacé des policiers ne semblait pas radicalisé selon le parquet

ENQUETE Vendredi soir, vers 18 heures 20, lors d’un contrôle d’identité un homme s’est dirigé vers deux policiers « armé d’un couteau en criant "Allah Akbar" », selon le procureur

20 Minutes avec AFP
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Une voiture de police
Une voiture de police — GILE Michel/SIPA

L’enquête progresse à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. L’homme ayant menacé des policiers avec un couteau en criant « Allah Akbar » avant d’être abattu vendredi n’était pas radicalisé, a indiqué samedi le parquet de Nanterre.

« L’enquête n’a pas pour l’heure mis en évidence de radicalisation de l’intéressé, qui aurait fait l’objet d’une hospitalisation psychiatrique », a écrit dans un communiqué le procureur de Nanterre Pascal Prache. Le parquet a ouvert une enquête de flagrance « pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

L’IGPN saisie

Les faits se sont déroulés vendredi soir, vers 18 heures 20 à Colombes, ville de plus de 85.000 habitants située au nord-ouest de Paris. Lors d’un contrôle d’identité, deux policiers « ont fait usage de leur arme à plusieurs reprises, tirant sur un homme se dirigeant vers eux armé d’un couteau en criant "Allah Akbar" », a relaté le parquet se fondant sur « les premiers éléments recueillis ». Malgré l’intervention des secours, l’homme est décédé de ses blessures vers 19 heures 30.

Dès vendredi soir, le Parquet national antiterroriste (Pnat) avait été tenu informé de l’évolution de l’enquête, restée aux mains du parquet de Nanterre. Des auditions des policiers présents et de témoins ont eu lieu samedi, menées par les enquêteurs de la police judiciaire des Hauts-de-Seine. L’IGPN, la « police des polices », a aussi été saisie. L’enquête a également révélé que l’homme avait 41 ans et était né en Seine-Saint-Denis. Son casier judiciaire ne fait mention d’aucune condamnation. Son autopsie est prévue dimanche.