Pyrénées-Atlantiques : Pas d’intrus Au collège Aturri, mais des ouvriers qui priaient avant d’entrer dans l’établissement

ENQUETE Une importante opération de sécurisation du collège Aturri à Saint-Pierre d’Irube avait eu lieu jeudi, après le déclenchement de l’alerte intrusion au sein de l’établissement scolaire

Mickaël Bosredon
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Le collège Aturri à Saint-Pierre d?Irube
Le collège Aturri à Saint-Pierre d?Irube — Capture écran / Google Maps
  • Jeudi, l'alerte intrusion a été déclenchée au collège Aturri de Saint-Pierre d'Irube dans les Pyrénées-Atlantiques.
  • Entre 400 et 600 élèves et personnels du collège Aturri ont été confinés pendant plusieurs heures au sein de l'établissement.
  • L'enquête a révélé que l'alerte a été déclenchée à cause d'ouvriers qui ont fait leur prière devant l'établissement avant de pénétrer tout à fait légalement dans l'enceinte du collège.

Un véritable vent de panique provoqué par… des ouvriers qui faisaient tout simplement leur prière avant d’entrer dans l’établissement. « A la suite du déclenchement de l’alerte intrusion au sein du collège Aturri sur la commune de Saint-Pierre-d’Irube (Pyrénées-Atlantiques) jeudi matin, une enquête de flagrance a été ouverte par le parquet de Bayonne » indique ce vendredi le procureur de la République Jérôme Bourrier dans un communiqué de presse.

Les investigations « ont permis d’identifier et d’entendre les individus désignés par plusieurs témoins et susceptibles de s’être livrés à leur rite religieux sur le parking situé devant le collège, avant de pénétrer dans l’établissement. »

« Aucune d’entre elles n’a pénétré de manière illicite dans l’établissement scolaire »

Cette scène a motivé le déclenchement de l’alerte. Entre 400 et 600 élèves et personnels du collège Aturri de Saint-Pierre d'Irube avaient été confinés pendant plusieurs heures au sein de l'établissement. Des dizaines de gendarmes avaient été mobilisés pour procéder à une « levée de doute », et deux véhicules suspects avaient fait l'objet d'opérations de déminage

« Il apparaît désormais établi que ces trois personnes sont dépourvues de tout antécédent judiciaire et inconnues des services du renseignement, poursuit le procureur de la République. Si deux d’entre elles ont pratiqué leur prière matinale après avoir stationné leur véhicule sur le parking, il est démontré qu’aucune d’entre elles n’a pénétré de manière illicite dans l’établissement, à rebours des témoignages initiaux ayant motivé l’opération de sécurisation des lieux. »

« Aucune infraction pénale n’est en l’occurrence constituée » conclut le parquet de Bayonne.