Strasbourg : Sur les réseaux sociaux, les signalements d’intoxication présumée au GHB se multiplient

DROGUE Une plainte a été déposée récemment à Strasbourg et une enquête est en cours

Gilles Varela
— 
Strasbourg le 15 02 2011. Illustrations consommation d'alcool
Strasbourg le 15 02 2011. Illustrations consommation d'alcool — G. VARELA / 20 MINUTES
  • Des témoignages de personnes qui auraient été intoxiquées par du GHB à Strasbourg se multiplient.
  • La police nationale de Strasbourg a réagi par un communiqué de presse en indiquant qu’une seule plainte a pour l’instant été déposée et qu’une enquête est en cours.

Les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux. Selon des internautes strasbourgeois du GHB, appelé également « drogue du violeur », serait versée dans les verres des clients de bars et de  boîtes de nuit de la capitale alsacienne. Ce qui aurait donné lieu à plusieurs intoxications. Avant Strasbourg et depuis la rentrée universitaire, c’est à Bordeaux, à Montpellier, à Nancy et d’autres villes que les internautes et les associations étudiantes ont tiré la sonnette d’alarme.

A Strasbourg, le collectif Ru'Elles, contre les violences sexistes et sexuelles de rue et dans les espaces publics, créé en juillet 2020 a été contacté il y a une semaine par une des victimes, supposée droguée au GHB. Depuis, elle a déjà recueilli une trentaine de témoignages afin de constituer un dossier de signalement auprès du procureur de la République. Le collectif propose également d’accompagner les victimes qui le souhaitent dans leurs démarches juridiques.

La police nationale prend l’affaire au sérieux et, dans un communiqué publié ce mercredi, elle indique que pour l’heure, une seule plainte a été déposée récemment à Strasbourg par une victime de sexe masculin. Une enquête diligentée par la sûreté départementale du Bas-Rhin est d’ailleurs en cours.

Toujours prêter attention à son verre

Concernant cette « suspicion d’administration de substance nuisible », la police, qui ne précise pas s’il s’agit de GHB, cite l’étude statistique des plaintes déposées dans le Bas-Rhin depuis 2017, soit depuis cinq ans. Selon cet état des lieux, « seulement quatre plaintes » auraient été déposées. « Dans les quatre cas, les rapports d’expertise toxicologique n’ont pu en rien confirmer les soupçons des plaignants » concluant que « cette étude ne met aucune augmentation significative en lumière et si ces signalements ne revêtent dans le département que d’un caractère exceptionnel ».

La prudence reste de mise. Aussi, pour éviter que quiconque ne verse quoi que ce soit dans un verre, la police rappelle qu’il faut veiller à toujours prêter attention à son verre, ne pas accepter de verre tendu par un inconnu. Mais également de s’assurer de ce qui est servi, notamment dans les boîtes de nuit, « lorsque le consommateur est invité à une table sur laquelle des bouteilles sont déjà présentes ».