Quimper : Les plaintes se multiplient contre le faux infirmier obsédé par les veines des femmes

ENQUETE Après la condamnation le 12 octobre de cet ancien élu de Quimper pour exercice illégal de la profession d’infirmier et agressions sexuelles, treize nouvelles femmes ont déposé plainte

J.G.
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Illustration d'une prise de sang.
Illustration d'une prise de sang. — Caro / Dittrich/SIPA - 1812051612

L’affaire était déjà sordide. Elle prend désormais une tournure effrayante. Le 12 octobre, un homme de 40 ans, bien connu dans le milieu culturel breton, a été reconnu coupable d’exercice illégal de la profession d’infirmier et d’agressions sexuelles par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc et condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. Ancien élu à la mairie de Quimper et patron d’une société de production audiovisuelle, le quadragénaire avait, de son propre aveu, une obsession pour les veines des femmes.

Pour attirer ses victimes et leur prélever leur sang, il avait trouvé un stratagème. Leur proposant de participer à une expérience pseudo-médicale, il recevait les femmes chez lui ou il se déplaçait chez elles avec tout le matériel médical nécessaire.

Les langues se délient depuis le procès

Les séances étaient filmées afin d’observer les réactions des victimes. Certaines d’entre elles avaient également subi des attouchements. Cinq femmes avaient déposé plainte et témoigné lors du procès.

Depuis la médiatisation de cette affaire, les langues se délient en Bretagne. Selon la procureure de Quimper, contactée par 20 Minutes, « les policiers du commissariat de Quimper ont recueilli treize plaintes et entendu quatre autres personnes qui n’ont pas souhaiter déposer plainte ». « Ces dix-sept femmes dénoncent des pratiques illégales de la profession d'infirmier et pour quatre d'entre elles des faits d'agression sexuelle ou de harcèlement », précise Carine Halley. Les faits dénoncés s’étalent sur une période comprise entre 2014 et 2020 et ont été commis dans une grande majorité à Quimper.