Paris : Les pickpockets séduisaient leurs victimes en boîte de nuit avant de les détrousser

FAITS DIVERS Deux pickpockets, soupçonnés de sévir dans des boîtes de nuit parisiennes, ont été interpellés ce week-end

C.Po.
— 
Une boîte de nuit. (Illustration)
Une boîte de nuit. (Illustration) — tephane Bisseuil/SIPA

Ils étaient, semble-t-il, prêts à tout pour voler quelques cartes bleues. Deux pickpockets ont été interpellés vendredi pour une série de vols en réunion dans des bars et des boîtes de nuit parisiennes. Particularité de l’affaire : si les individus ne parvenaient pas à faire les poches de leurs victimes sur la piste de danse, ils n’hésitaient à les charmer pour pouvoir voler leurs effets personnels juste après avoir eu des relations sexuelles.

L’affaire a atterri au mois de juin sur le bureau des enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB) après un « tuyau » : deux hommes écumeraient les bars et les boîtes de nuit, tant homosexuelles qu’hétérosexuelles, à la recherche de victimes éméchées – et donc moins vigilantes – pour leur dérober de leurs cartes bleues. Au fil des investigations, les enquêteurs identifient deux Turcs, âgés de 36 et 37 ans. Ils notent que ces derniers ciblent ceux dont ils ont, auparavant, pu apercevoir le code bancaire. « Lorsqu’ils parvenaient à leurs fins, ils se rendaient immédiatement au distributeur le plus proche pour tirer le maximum d’argent avant que la victime ne fasse opposition », précise une source policière.

Le 15 octobre, les fonctionnaires repèrent leur voiture garée à proximité d’un de leurs lieux de prédilection. Ils se rendent alors dans la boîte de nuit, les voient voler une carte au milieu de la foule dansante puis partir en direction du distributeur. Six faits leur ont été attribués entre le mois de juin et la mi-octobre même si les enquêteurs en supputent bien plus.