Rhône : Deux moines interpellés pour avoir incendié des antennes-relais 5G

INCENDIAIRES Deux membres d'un couvent catholique intégriste du Rhône ont été mis en examen la semaine dernière pour avoir mis le feu à des antennes-relais. Ils croient que le déploiement de la 5G a des effets nocifs

J. Le. avec AFP
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Pour ces moines ultraconservateurs, les antennes-relais sont nocives. (Illustration
Pour ces moines ultraconservateurs, les antennes-relais sont nocives. (Illustration — M. Libert /.20 Minutes
  • Deux moines d’un couvent ultraconservateur de Villié-Morgon, dans le Beaujolais, ont été surpris en train d’incendier des antennes-relais.
  • Arrêtés par la gendarmerie et placés en garde à vue, les deux hommes de 39 et 40 ans ont reconnu les faits.
  • Opposés au déploiement de la 5G, ils voulaient détruire ces antennes pour « prémunir la population de leurs effets nuisibles ».

Deux moines d’un couvent ultraconservateur du Beaujolais ont été arrêtés pour avoir incendié des antennes-relais, mi-septembre, dans le Rhône. Selon le parquet de Villefranche-sur-Saône, confirmant des informations du Progrès, les deux hommes, âgés de 39 et 40 ans, ont reconnu avoir mis le feu à un pylône téléphonique, dans la nuit du 14 au 15 septembre à Saint-Forgeux, au nord-ouest de Lyon.

Les dégâts avaient été limités. Mais la nuit suivante, les deux moines ont été pris en flagrant délit par les gendarmes tandis qu’ils tentaient d’incendier une deuxième antenne dans une autre commune, à Ancy.

Contre les « effets nuisibles » de la 5G

Placés en garde à vue puis présentés à un juge d’instruction, ils ont reconnu les faits, expliquant avoir agi « pour prémunir la population des effets nuisibles » de la 5G, a précisé la procureure de Villefranche, Laëtitia Francart. Mis en examen pour « destruction et tentative de destruction par moyen incendiaire » et « association de malfaiteurs », ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Ces moines font partie d’une communauté capucine basée au couvent Saint-François, à Villié-Morgon, rattaché au mouvement intégriste de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Une porte-parole du couvent a évoqué « un acte isolé et une erreur de jeunesse ». « Les ondes sont très nocives à la santé et ils souhaitaient agir pour le bien-être de l’humanité », a-t-elle justifié au Progrès.