Moselle: Une enquête ouverte après l’incendie d’un temple protestant

VANDALISME Ces dégradations volontaires n'auraient aucun lien avec un motif religieux

20 Minutes avec agence
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Mourad Allili - Sipa

Un incendie, volontaire selon les premières constatations, a endommagé vendredi soir une salle d’un temple protestant de Behren-lès-Forbach en Moselle, sans faire de victime. « Un incendie s’est déclaré en début de soirée dans une salle de réunion au sous-sol, il a été circonscrit et il n’y a pas eu de blessé », a indiqué une source proche de l’enquête.

« Plusieurs départs de feu ont été constatés par la brigade de gendarmerie de Behren-Les-Forbach, saisie de l’enquête, dans cette salle de réunion, d’ailleurs également manifestement fouillée », a expliqué le procureur de la République de Sarreguemines Olivier Glady, ajoutant que « la perspective d’un incendie volontaire semble se dégager des premières constatations ». « Aucun élément n’a été observé sur place laissant penser qu’un mobile religieux aurait pu être à l’origine de cet incendie », a ajouté le procureur.

Du vandalisme sans motif religieux

Une quinzaine de pompiers ont été mobilisés pour éteindre l’incendie et une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie. Pour l’heure, il n’y a eu aucune interpellation. « Je condamne fermement les dégradations et l’incendie volontaire de l’église protestante de Behren-lès-Forbach. Tout est mis en œuvre pour retrouver les auteurs de cet acte insupportable. Soutien aux protestants de France », a réagi sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.



« On n’a pas de dégât dans la salle de prière, juste dans une salle paroissiale », a indiqué Heinrich Hoffmann, le pasteur de Forbach et Behren-lès-Forbach. Aucun culte ne s’était tenu dans ce temple construit dans les années 1960 depuis plusieurs mois en raison de l’épidémie de Covid-19, les cultes se tenant dans un temple plus vaste à Forbach. La salle incendiée est « une salle paroissiale avec une cuisine pour organiser des fêtes », a précisé le pasteur, selon lequel « c’est du vandalisme » sans motif religieux.