Etats-Unis : Une Tesla en Autopilot percute une voiture de police en pleine intervention

CONDUITE Selon les premières constatations, l’Autopilot n’a pas permis à la Tesla de détecter le véhicule des forces de l’ordre qui portait assistance à une voiture sur le bas-côté

20 minutes avec agence
— 
Une enseigne portant le logo de Tesla. (illustration)
Une enseigne portant le logo de Tesla. (illustration) — Lev Radin/Sipa USA/SIPA

Alors que la conduite en mode automatique était enclenchée, une Tesla a heurté une voiture de police qui était en intervention samedi. Les faits se sont produits vers 5h du matin sur une autoroute proche d’Orlando en Floride ( Etats-Unis), d’après une information de Business Insider relayée par Capital. Selon les premières constatations, l’Autopilot n’a pas permis à la Tesla de détecter le véhicule des forces de l’ordre qui portait assistance à une voiture sur le bas-côté.

Le véhicule électrique a alors percuté les deux voitures, dont celle de police pourtant bien visible avec ses feux d’urgence allumés. Le policier qui était en dehors de son véhicule au moment de l’impact a réussi à éviter la Tesla de justesse. Il ne s’agit malheureusement pas du premier accident impliquant une Tesla et son système de pilotage automatique.

Une enquête ouverte par la NHTSA

Depuis 2018, 11 accidents impliquant un modèle de l’entreprise d’Elon Musk circulant en mode « pilote automatique » ou avec le régulateur de vitesse (Traffic Aware Cruise Control) ont été recensés. Beaucoup trop pour la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’agence fédérale américaine chargée de la Sécurité routière, qui a récemment ouvert  une enquête sur le système d’Autopilot.

D’après leur rapport, la majorité des accidents se sont déroulés en pleine nuit, comme celui de samedi, et impliquent des voitures disposant de feux clignotants, de feux d’urgence, ou des véhicules situés à proximité d’un dispositif de sécurité. En avril, deux personnes ont trouvé la mort dans l’accident d’une Tesla, qui était probablement sans conducteur.

Toutefois, la marque californienne s’était ensuite défendue assurant qu’il était « probable » qu’une personne était bien au volant au moment de la collision et en maintenant que son logiciel d’aide à la conduite n’était pas enclenché. Tesla précise toujours sur son site Internet, que malgré son nom, l’Autopilot ne permet pas encore la conduite entièrement automatique. « Les fonctionnalités actuelles de l’Autopilot exigent une surveillance active de la part du conducteur et ne rendent pas le véhicule autonome », peut-on lire.