Landes : La maire de Hagetmau reçoit une cartouche de 9 mm dans une lettre anonyme

VIOLENCE POSTALE En juillet déjà, Pascale Requenna avait été la cible d’un opposant au pass sanitaire. Son nom figurait sur des feuillets agrafés à des guillotines factices d’environ 2 mètres de haut

20 Minutes avec AFP
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Une lettre (illustration)
Une lettre (illustration) — Excessial Calligraphie

Le courrier reçu mardi par une élue des Landes fait froid dans le dos. Une enquête pour menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte à la suite de la réception de cette lettre, contenant une cartouche de pistolet de calibre 9 mm, a-t-on appris auprès du parquet de Mont-de-Marsan.

La missive, contenant également un papier avec la mention manuscrite « collabo », a été reçue en mairie de Hagetmau, adressée à la maire et conseillère régionale (MoDem) de Nouvelle-Aquitaine, Pascale Requenna. L’enquête a été confiée à la gendarmerie de Mont-de-Marsan, avec des moyens de police scientifique et technique, a précisé le parquet, confirmant une information du site du quotidien SudOuest. Aucune revendication n’a été reçue et aucune piste particulière n’était privilégiée dans un premier temps.

Une deuxième plainte en moins d’un mois

C’est la deuxième fois en quelques jours que Pascale Requenna est la cible de menaces : fin juillet, son nom, surligné, figurait sur des feuillets agrafés à des guillotines factices en bois et en carton, d’environ 2 mètres de haut, découvertes dans quatre communes des Landes, dont Hagetmau. Ces listes de nom étaient accompagnées d’un tract intitulé « interdiction d’obligation de pass sanitaire et de vaccination ». La maire avait alors porté plainte, et l’a de nouveau fait mardi.

Un homme de 50 ans, au casier judiciaire vierge, avait été interpellé quelques jours plus tard, identifié grâce à l’exploitation d’images de vidéosurveillance. Il avait indiqué avoir agi seul, et vouloir par ses guillotines « alerter les maires concernés de la violation des libertés fondamentales par les décisions gouvernementales » de lutte contre le Covid-19. Mais il avait regretté que le symbole ait été « mal perçu » et assuré n’avoir « jamais eu l’intention ni la conscience de menacer de mort les élus ». Placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’entrer en contact avec les victimes et de participer à une manifestation sur la voie publique, le suspect sera jugé en octobre.