Haute-Saône : Deux morts dans un accident d’ULM, une enquête ouverte

ACCIDENT L’enquête ouverte l’est pour homicide involontaire

20 Minutes avec AFP
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Un ULM. (illustration)
Un ULM. (illustration) — GUILLAUME SOUVANT / AFP

Une enquête pour « homicide involontaire » a été ouverte vendredi après le décès d’un instructeur d’ULM de 33 ans et de son élève, âgé de 56 ans, survenus dans le crash de leur appareil à Comberjon ( Haute-Saône) a-t-on appris auprès du parquet de Vesoul. « Dès le décollage, l’ULM est rapidement parti en vrille », a déclaré le procureur de la République, Emmanuel Dupic, qui a évoqué un choc « violent ». L’appareil s’est écrasé à l’aérodrome du Sabot, là où il avait décollé.

« Les deux hommes sont morts sur le coup. Les corps présentent de graves traumatismes, notamment à la tête », a-t-il complété. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place à destination des familles des victimes. Selon Martine et Jean-Marc Thérouanne, organisateurs du Festival International des Cinémas d’Asie (FICA) de Vesoul, l’instructeur était Marc Haaz, cinéaste et directeur de la technique du FICA.

L’accident a eu lieu à 10 heures vendredi

L’accident a eu lieu peu avant 10h et « il devait venir travailler avec nous à 10h30 pour préparer le 28e FICA », indiquent-ils dans un communiqué, se disant « effondrés ». « C’est grâce à ton professionnalisme que les cérémonies d’ouverture et de clôture et les deux cents projections de chaque édition étaient si réussies », ajoutent-ils dans une lettre d’hommage. Le procureur a indiqué que le propriétaire de l’appareil, décédé dans l’accident, était âgé de 56 ans, et non 66, comme indiqué dans un premier temps par la préfecture de Haute-Saône.

Il a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « homicide involontaire », afin de déterminer les circonstances de l’accident. Les analyses sont confiées à la brigade de gendarmerie des transports aériens de Bâle-Mulhouse, avec le soutien de la section de recherche de la gendarmerie de l’air de Vélizy-Villacoublay. Le Samu ainsi qu’une vingtaine de sapeurs-pompiers ont aussi été mobilisés, selon la préfecture.

Le Bureau d’Enquête et d’Analyse (BEA) a également ouvert une enquête, a indiqué Emmanuel Dupic. L’appareil a été découvert le nez planté dans le sol, dans l’herbe, à l’écart de la piste. La circulation des aéronefs a été interrompue.