Adolescent décapité à Tarascon : Il n'y a pas eu d'acte de cannibalisme

HORREUR Les expertises génétiques ont permis d’exclure « tout acte d’anthropophagie » ou de nécrophilie dans le sinistre assassinat d’un jeune de 13 ans

20 Minutes avec AFP
— 
Une salle pour des autopsies dans un hôpital (illustration).
Une salle pour des autopsies dans un hôpital (illustration). — Dalibor Gluck/AP/SIPA
  • Dimanche soir, les policiers découvraient dans une maison de Tarascon le cadavre démembré et décapité d’un jeune adolescent.
  • L’auteur présumé a pris la fuite à l’arrivée de la police avant d’être abattu par ces derniers.
  • L’autopsie devait entre autres déterminer l’identité de la victime et si un acte d’anthropophagie avait été pratiqué.

L’adolescent retrouvé décapité et démembré à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, dimanche dernier n’a pas été victime de cannibalisme. « Tout acte d’anthropophagie est exclu », a annoncé le parquet jeudi, confirmant que la victime était bien un jeune voisin de 13 ans.

« Les expertises génétiques ont conclu à l’absence d’ADN de la victime dans le bol gastrique de l’auteur présumé » du meurtre, tué par un policier environ trois heures après la découverte du drame, a insisté Laurent Gumbau, le procureur de la République de Tarascon, contrairement à ce qu’avait indiqué la police dans un premier temps.

Parallèlement, ces expertises génétiques ont confirmé que la victime était bien l'adolescent de 13 ans dont la disparition avait été signalée par sa mère à Tarascon. Celle-ci s’était présentée au commissariat de la ville dimanche soir, accompagnée par un jeune homme qui avait expliqué « avoir effectué des travaux de ménage chez un homme et avoir vu la forme d’un corps dans un sac-poubelle, dans la salle de bains », avait expliqué le parquet dans un précédent communiqué mardi.

« Des atteintes importantes à l’intégrité du cadavre », mais ni viol ni nécrophilie

Les analyses menées par le laboratoire d’hématologie médico-légale de Bordeaux ont également permis de constater « des atteintes importantes à l’intégrité du cadavre », a précisé Laurent Gumbau jeudi. Par ailleurs, les investigations « ne permettent pas de retenir l’hypothèse d’un rapport sexuel consenti ou imposé entre la victime et l’auteur présumé des faits dans les temps voisins de l’homicide, que ce soit avant ou après », a-t-il ajouté.

« Les analyses ADN ont cependant permis de renforcer le lien entre le cadavre et l’auteur présumé », a ajouté Laurent Gumbau, la preuve d’un « contact » ayant été établie. Sur les lieux, dimanche vers 23h30, la police avait découvert un corps « décapité ayant subi des mutilations post-mortem ». L’état du corps, déjà en putréfaction, le décès ayant pu avoir lieu dès vendredi, n’avait pas permis une identification visuelle certaine.

Le meurtrier tué par un policier qui tentait de l’interpeller

Après avoir pris la fuite par les toits, l’auteur présumé des faits, le locataire de l’appartement, un homme de 32 ans connu pour des troubles psychiatriques et déjà condamné à deux reprises pour des faits de violences avec arme, avait été tué vers 3 heures du matin lundi à Tarascon par un policier qui tentait de l’interpeller. Touché d’une balle, il avait succombé à ses blessures.

A l’issue des deux autopsies, vendredi, le parquet de Tarascon se dessaisira au profit de celui d’Aix-en-Provence qui devrait ouvrir une information judiciaire pour homicide volontaire. L’enquête sur la mort de l’adolescent a été confiée à la police judiciaire, celle sur la mort de son meurtrier présumé est menée par l'IGPN, la police des polices.