Bordeaux : Un deuxième incendie en 24 heures dans un camp occupé par des Roumains et des Bulgares

REPRESAILLES Lundi soir, un premier incendie avait été déclenché après une rixe 

20 Minutes avec AFP

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L'arrêt de tramway Les Aubiers à Bordeaux
L'arrêt de tramway Les Aubiers à Bordeaux — Google Street View
  • Un deuxième incendie, probablement d’origine criminelle, a été déclenché mardi soir dans le camp de Cracovie, à proximité immédiate du quartier des Aubiers.
  • Déjà lundi soir, un premier incendie avait détruit une quinzaine de caravanes et des carcasses de voitures.
  • Aucun blessé n’est à déplorer et tous les occupants du camp ont quitté les lieux.

La situation se tend. Un campement de caravanes de ressortissants roumains et bulgares a de nouveau été touché mardi soir par un incendie d’origine criminelle probable, 24 heures seulement après un premier sinistre déclenché à la suite d’une rixe, a-t-on appris mardi auprès de la police et d’un élu.

Les deux sinistres n’ont fait aucune victime dans le campement situé à 100 m du quartier populaire sensible des Aubiers dans le nord de Bordeaux. Selon le dernier recensement effectué début juillet par la préfecture, il comptait 180 personnes adultes et enfants, mais il a accueilli jusqu’à 400 personnes d’après la municipalité.

« C’est la suite de l’incendie de lundi soir »

A l’arrivée des secours mardi vers 22h30, la cinquantaine d’habitants alors présents avaient déjà évacué le site, ont précisé les pompiers de Gironde. « Une dizaine de baraquements et de caravanes ont brûlé sans provoquer de propagation extérieure », a ajouté le service départemental d’incendie et de secours.

« D’après les témoignages, entre 20 et 40 jeunes qui avaient des objets incendiaires, des mortiers d’artifice, ont systématiquement incendié plusieurs caravanes », a relaté le maire adjoint du quartier, Vincent Maurin, évoquant un groupe « organisé » au mode opératoire relevant selon lui des « violences urbaines ». « C’est la suite de l’incendie de lundi soir », a assuré l’élu PC.

Partiellement détruit par le double incendie, le campement est « désormais vide » de ses occupants, a ajouté l’élu, précisant que la plupart ont quitté les lieux par leurs propres moyens pour se rendre dans d’autres campements.

Un squat coincé entre deux sites sensibles

Le maire adjoint demande que « la préfecture acte la fermeture définitive du site comme le réclament les deux propriétaires du terrain, la métropole de Bordeaux et l’établissement public du Grand Port Maritime ».

« Ce squat est coincé entre deux sites sensibles », justifie l’élu, en citant d’un côté une « cohabitation devenue impossible » avec le quartier des Aubiers, et de l’autre « sa proximité » avec l’usine Saft (batteries) « dotée d’un périmètre de sécurité type Seveso », mais non classé comme tel. Les policiers de la sûreté départementale sont saisis des enquêtes sur ces deux incendies.