Féminicide dans le Var : Marc Floris retrouvé mort dans la montagne où il s’était retranché, « le terme d’un parcours violent »

TRAQUE Les gendarmes traquaient depuis dimanche Marc Floris, suspecté d'avoir tué une jeune femme dans le Var.

Alexandre Vella

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Féminicide: Un corps correspondant au fugitif a été retrouvé — 20 Minutes
  • Le corps retrouvé en fin de matinée dans les montagnes autour du village de Gréolières, dans les Alpes-Maritimes est bien celui de Marc Floris.
  • Marc Floris, 33 ans, a vraisemblablement tué dans le Var Doriane, une jeune femme de 32 ans, avec qui il avait eu une brève relation sentimentale à laquelle elle ne voulait pas donner suite.
  • Près de 200 gendarmes étaient lancés à sa recherche après qu'il eut ouvert le feu sur l'un d'entre eux venu l'auditionner, sans toutefois faire de blessé.

« Le terme d’un parcours violent », selon les mots Guy Bouchet, le procureur adjoint au parquet de Draguignan. Marc Floris a été retrouvé mort, ce mardi en fin de matinée. Une information confirmée à 20 Minutes par la gendarmerie. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a également annoncé « une fin de traque » sur Twitter. « Il est trop tôt pour communiquer » les détails des circonstances et de l’heure précise de la mort de Marc Floris formellement identifié à 13h09, a indiqué Guy Bouchet. L’hypothèse d’un suicide, d’un accident dû au terrain très escarpé, n’est pas écartée.

Marc Floris, 33 ans, suspecté d’avoir tué une jeune femme dimanche dans une commune surplombant le golfe de Saint-Tropez, était traqué par près de 200 gendarmes dans les montagnes environnantes de son village d’enfance de Gréolières, où il s’était retranché.

Les recherches s’annonçaient compliquées dans « un périmètre important » au « relief compliqué », parsemé de près de 90 grottes, de bois et de cours d’eau, avait expliqué le colonel de gendarmerie en charge de l’opération. « Nos mouvements ont resserré progressivement le périmètre autour du suspect », a détaillé le colonel à l’issue de l’intervention. Celui-ci n’était plus « à proximité immédiate de son domicile » comme au début de sa fuite. « Il s’est déplacé », a affirmé le colonel de gendarmerie sans donner plus de précision sur l’intervention et la traque.

« Elle ne voulait pas s’engager plus »

« Armé et dangereux », Marc Floris avait ouvert le feu sur les gendarmes venus l’auditionner avant de prendre la fuite dans la garrigue attenante à la propriété familiale. Une partie des habitants du village avaient vu leurs mouvements restreints « par précaution et sécurité », avait exprimé le préfet au cours d’un point presse lundi soir.

Sa victime Doriane, une jeune femme de 32 ans, mère d’une fillette d’une dizaine d’années, « avait eu une relation sentimentale, qui a duré peu de temps » avec Marc Floris, a précisé le procureur adjoint. Un temps bref « qui a permis à la victime de déceler un caractère harcelant », a-t-il poursuivi. « Elle ne voulait pas s’engager plus », a confié à Var Matin, l’une de ses meilleures amies. Cette dernière ajoutait que Doriane lui avait raconté une promenade en forêt en compagnie de son futur meurtrier au cours de laquelle Marc Floris avait sorti une arme, lui proposant de s’entraîner au tir.

Marc Floris, fils unique né à Nice, n’était pas connu des services de police jusqu’à ce jour. C’était un enfant du village de Gréolières, un fils de chasseur, initié à cette pratique lorsqu’il était jeune. Il était salarié d’une société de travaux publics sur la Côte d’Azur. « Mon amour a conduit à la mort », a réalisé Marc Floris, dans des propos relatés par Marc Malfatto, le maire de Gréolières, qui visiblement a échangé avec ce dernier au cours de ses dernières heures.