Bordeaux : Un incendie dans un campement aux Aubiers

POMPIERS Les pompiers sont intervenus lundi soir vers 21h30, le sinistre n’a pas fait de blessé

E.P. avec AFP
— 
Des sapeurs-pompiers en janvier 2019 (illustration).
Des sapeurs-pompiers en janvier 2019 (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Lundi soir vers 21h30, les pompiers ont été appelés pour un incendie qui s’est déclaré dans le campement de Cracovie aux Aubiers, à Bordeaux. Ils sont intervenus au moyen de trois lances à eau pour éteindre le feu qui a détruit une quinzaine de caravanes et plusieurs carcasses de voitures ​qui étaient entreposées dans le camp d’environ 1.000 m2. Aucun blessé n’est à déplorer.

Une enquête pour « dégradation par incendie » a été ouverte par le parquet de Bordeaux, qui l'a confiée à la Direction départementale de la sécurité publique.« Une quinzaine de caravanes auraient été endommagées mais il n'y aurait aucun blessé à déplorer. Cet incendie serait survenu après une rixe entre deux individus », a expliqué le parquet, qui précise qu'il est trop tôt pour avoir une idée du déroulement exact des faits.

Une rixe avant l'incendie? 

Selon le maire-adjoint du quartier, Vincent Maurin, le camp comptait environ 300 personnes, essentiellement des Roumains et Bulgares. L'élu (PC) a expliqué lundi soir à l'AFP que, selon des témoignages d'habitants du camp, une rixe avait eu lieu peu avant à une station de tramway voisine entre un habitant de la cité toute proche des Aubiers et un Roumain, désigné à tort comme habitant du camp, et qu'ensuite « plusieurs dizaines de jeunes des Aubiers » sont venus mettre le feu à une caravane avec des mortiers de feu d'artifice, entraînant une propagation.

Pour Vincent Maurin, « ces tensions ne sont pas nouvelles » et des habitants des Aubiers se plaignaient régulièrement de nuisances venant du camp, situé à seulement 100 mètres de la cité. L'élu du quartier Bordeaux-Maritime s'est par ailleurs inquiété du fait que l'incendie a eu lieu près d'une usine Saft (batteries) qui a un périmètre de sécurité Seveso, sans toutefois être classée comme tel.« J’espère que ce drame très grave va accélérer la fermeture du squat », « un site dangereux » dont l'évacuation est régulièrement évoquée, a-t-il dit.

La ville de Bordeaux a ouvert un gymnase pour accueillir des sinistrés mais personne ne s'y est présenté lundi soir et l'hébergement d'urgence a été fermé.