Pyrénées-Atlantiques : Enquête ouverte après l’incendie d’un centre de vaccination

VANDALISME Le procureur de Bayonne et le maire d’Urrugne, une commune du Pays basque, estiment que l’incendie a été déclenché volontairement

20 Minutes avec AFP
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Des pompiers (illustration).
Des pompiers (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

La défiance contre les mesures sanitaires s’amplifie et prend même à certains endroits une tournure violente. Le chapiteau accueillant le centre de vaccination contre le Covid-19 de la commune d’Urrugne dans les Pyrénées-Atlantiques a ainsi été l’objet d’un incendie volontaire dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé le procureur de Bayonne.

Sur son compte Twitter, le procureur de la République Jérôme Bourrier a indiqué dimanche avoir « saisi le service de police judiciaire de Bayonne d’une enquête de flagrance pour destruction volontaire par incendie ». Pour le maire d’Urrugne, Philippe Aramendi, le caractère volontaire de l’incendie ne fait aucun doute. « J’ai été appelé à 3 heures du matin et on a constaté que du produit inflammable avait été répandu autour du chapiteau. Heureusement, les pompiers ont rapidement circonscrit les flammes et le chapiteau n’est que partiellement détruit », a-t-il expliqué.

« C’est inacceptable ! »

Le maire (abertzale/gauche « patriote ») de la commune basque s’est dit « habité par un sentiment de dépit et surtout de colère ». « Il est peut-être trop tôt pour savoir si nous avons affaire à des anti-vaccins mais si c’est le cas, c’est attristant », a-t-il ajouté. « La vaccination ne fait pas l’unanimité mais de là à en arriver à ce genre de faits, c’est inacceptable ! ». Selon Philippe Aramendi, la commune espère reprendre le cours normal de sa campagne vaccinale dès mercredi.

Samedi, le Premier ministre Jean Castex s’était rendu au Pays basque, à Bayonne et à Anglet, pour visiter notamment un centre de vaccination et discuter avec le préfet des Pyrénées-Atlantiques de la mise en œuvre du pass sanitaire dans ce département, où le taux d’incidence est supérieur au seuil d’alerte. Mais, le contexte est particulièrement tendu pour le gouvernement. Samedi, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers la France pour contester la vaccination et critiquer le pass sanitaire.