Agde : Un homme soupçonné d'avoir menacé son ex-compagne et des policiers interpellé par le Raid

ENQUETE Des détonations ont été entendues, mais aucun policier n'a été blessé

N.B.

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Le Raid (illustration)
Le Raid (illustration) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Un homme a été interpellé et placé en garde à vue, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Agde (Hérault), soupçonné d’avoir proféré des menaces de mort envers son ex-compagne et pour tentatives d’homicides sur des policiers, rapporte Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers.

Aux alentours d’1h du matin, des policiers sont intervenus devant le domicile de l’ex-compagne du suspect, où il se trouvait. Selon la victime, l’homme est soupçonné d’avoir proféré des menaces de mort à son égard. L’individu a pris la fuite, et s’est réfugié derrière une palissade, puis est accusé d’avoir crié « qu’il allait tous les tuer s’ils approchaient de chez lui, affirmant qu’il avait plein d’armes en sa possession », poursuit le procureur. Trois détonations ont été entendues, mais aucun policier n’a été blessé.

Sa garde à vue va être prolongée

C’est le Raid, appelé en renfort, qui est parvenu à convaincre le mis en cause de se rendre, sans incident, à 4h du matin. Une perquisition a permis aux policiers de découvrir deux bouteilles de gaz et un jerrican d’essence quasiment vide, une arme de poing, un cocktail Molotov prêt à l’emploi, une hachette de tomahawk, un nunchaku en métal ou encore une dague, indique le parquet de Béziers.

Selon l’ex-compagne du suspect, ils auraient vécu ensemble jusqu’en août 2020. Il se serait ensuite installé sur un terrain voisin, appartenant à sa mère. « Selon elle, le mis en cause n’acceptait pas la séparation et la nuit des faits, il lui avait adressé plusieurs SMS de menaces de mort », poursuit le procureur de Béziers.

La garde à vue du suspect va être prolongée. Il va notamment faire l’objet d’une expertise psychiatrique. Il a déjà été condamné quatre fois. La dernière fois, en 2015, pour des faits de violences avec arme et violences sur conjoint. À l’époque, il avait été incarcéré pour purger une peine ferme de six mois d’emprisonnement.