Grenoble: Mis en examen pour l'assassinat d'une femme transgenre, il assure qu'il avait un pacte avec la victime

ISERE Selon le parquet, la victime a laissé une lettre indiquant qu'elle souhaitait mettre fin à ses jours

20 Minutes avec AFP

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Un gendarme. (illustration)
Un gendarme. (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Un homme de 50 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire, jeudi à Grenoble, pour l'assassinat d'une femme transgenre tuée par arme à feu à son domicile mardi en Isère, selon le parquet. La victime, âgée de 49 ans, est née de sexe masculin avant de changer d'état-civil. Le suspect, un ami, avait été arrêté mercredi.

Le parquet de Bourgoin-Jallieu avait alors indiqué que cette femme «souhaitait mettre fin à ses jours et avait sollicité l'aide de la personne actuellement en garde à vue», d'après un mot laissé à son domicile de Montalieu-Vercieu, dans le nord du département.

Des coups portés à la tête avaient été évoqués dans un premier temps pour expliquer le décès mais un examen du cadavre a révélé finalement un tir par arme à feu, rapporte le quotidien régional Le Dauphiné Libéré, information confirmée par le parquet de Grenoble, qui a récupéré le dossier.

Pacte pour se suicider

Devant le juge d'instruction, «l'intéressé a confirmé ses premières déclarations faites en garde à vue, au cours de laquelle il a indiqué avoir acquis une arme à feu à la demande de la défunte, qui souhaitait mettre fin à ses jours et avait sollicité pour ce faire l'aide de son ami», précise jeudi soir le parquet.

«Il avait accepté et devait lui-même se suicider à l'issue avec la même arme, ce qu'il a finalement renoncé à faire», selon la même source qui ajoute que le mis en cause, sans emploi et sous curatelle, a déjà été condamné à deux reprises pour des violences conjugales.