Paris : Une équipe qui cuisinait et revendait du crack démantelée

STUPEFIANTS Sept personnes, dont certaines sont soupçonnées de cuisiner et de revendre du crack, ont été interpellées lundi dans le 18e arrondissement de Paris

Thibaut Chevillard

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Des consommateurs de crack dans le jardin d'Eole, dans le 19e arrondissement de Paris.
Des consommateurs de crack dans le jardin d'Eole, dans le 19e arrondissement de Paris. — SIPA/SIPA

Après plusieurs semaines d’enquête, les policiers du commissariat du 18e arrondissement de Paris ont interpellé lundi sept personnes, dont certaines sont soupçonnées de fabriquer et de revendre du crack, apprend 20 Minutes de source proche du dossier. A l’origine des investigations, la plainte d’un particulier dont l’appartement, rue Doudeauville, était squatté par des trafiquants de stupéfiants.

Les fonctionnaires ont alors discrètement surveillé les lieux et identifié un homme qui préparait du crack dans la cuisine. La drogue était ensuite revendue dans le parc Éole, où les consommateurs sont regroupés chaque soir depuis mi-mai afin de soulager les riverains de Stalingrad, à des intermédiaires ou à des toxicomanes. Le suspect a également été aperçu en bas de l’immeuble avec un homme qui lui a remis une enveloppe. Pour les enquêteurs, il s’agit du fournisseur de matière première.

« Le parfait attirail du cuisinier »

Lundi, les policiers sont passés à l’action et ont interpellé six personnes en flagrant délit lors de transactions. Il s’agit de trois consommateurs et de trois individus soupçonnés d’être des revendeurs. Lors de la perquisition de l’appartement, ils ont mis la main sur plusieurs téléphones, de l’argent liquide et sur « le parfait attirail du cuisinier » de crack, souffle à 20 Minutes une source bien informée.

C’est alors qu’un homme suspecté d’être le « banquier » de la bande s’est présenté à l’appartement et est tombé nez à nez avec les enquêteurs qui l’ont arrêté. Ce dernier a reconnu les faits, contrairement aux trois personnes soupçonnées d’être ses complices. Jugés en comparution immédiate jeudi, ils ont demandé un délai pour préparer leur défense. Ils ont été placés en détention provisoire.

Quant aux trois consommateurs, deux d’entre eux se sont vus proposer une injonction thérapeutique assortie d’une interdiction de paraître dans le nord-est parisien. Le troisième a écopé de quatre mois de prison assortie d’un sursis probatoire.