Rennes : Une jeune femme de 19 ans dans le coma après « un accident médical » au CHU

HOPITAL Lors d’une opération, elle aurait reçu une dose d’insuline dix fois supérieure à la normale

J.G.

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Les abords du CHU Pontchaillou à Rennes.
Les abords du CHU Pontchaillou à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Le CHU de Rennes évoque « un accident médical ». Une jeune femme de 19 ans se trouve depuis le 16 mai dans « un coma hypoglycémique sévère ». Comme le rapporte France Bleu Cotentin, elle avait été opérée cinq jours plus tôt d’un kyste ovarien. Après l’opération, la jeune femme, originaire de la Manche, s’est plainte de douleurs au ventre. Les médecins se sont alors aperçus qu’elle faisait une hémorragie, nécessitant de la réopérer sur-le-champ.

Au cours de cette intervention chirurgicale, une erreur d’injection d’insuline se serait produite. Selon la mère de la jeune femme interrogée par la radio, sa fille aurait reçu une dose dix fois supérieure à la normale. « L’anesthésiste a fait une erreur informatique, il a tapé sur le clavier et ça a fait deux zéros au lieu d’un seul, raconte-t-elle. Ils m’ont dit qu’un diabétique qui voulait se suicider s’injecte cette dose-là. »

La mère de la jeune femme va porter plainte

Contactée par 20 Minutes, la direction du CHU de Rennes indique que « la famille en a été immédiatement informée et a été reçue par les équipes de réanimation chirurgicale où la patiente est actuellement prise en charge et fait l’objet d’une surveillance contenue ». « Cet événement indésirable grave a provoqué une vive émotion au sein des équipes ayant pris en charge la patiente », poursuit l'hôpital, précisant qu’une « analyse des circonstances précises ayant mené à cet événement est en cours ». « Un signalement à l’Agence régionale de santé dans le cadre de la procédure des événements indésirables graves associés aux soins a également été fait », conclut le CHU dans son communiqué.

Trois semaines après l’accident, la maman de la jeune femme compte quant à elle attaquer en justice le CHU de Rennes pour comprendre ce qui s’est passé ce jour-là au bloc opératoire et pour éviter « que cela ne se reproduise ».