Haute-Saône : Un entraîneur sportif mis en examen pour viol sur mineures

ENQUETE Les faits, concernant plusieurs adolescentes, remontent aux années 1990 et 2000

20 Minutes avec AFP
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Dans le vestiaire d'une école. (illustration)
Dans le vestiaire d'une école. (illustration) — AFP

Un enseignant de 57 ans, entraîneur sportif en Haute-Saône, a été mis en examen pour viols, agressions sexuelles et corruption de mineurs sur plusieurs adolescentes dans les années 1990 et 2000, a indiqué vendredi le parquet de Besançon. Il a été mis en examen pour des faits de « corruption de mineur » sur deux jeunes filles, avec lesquelles il aurait pris des douches nu, et de « viols et agressions sexuelles sur mineurs » sur deux autres victimes alors qu’elles étaient encore adolescentes, a précisé le procureur de Besançon Etienne Manteaux.

Il a été placé sous contrôle judiciaire, a précisé le parquet. Les faits de viols se seraient passés dans la sphère familiale pour l’une des jeunes filles et dans le cadre de cours de kayak pour l’autre, pendant plusieurs années. Le suspect, marié et père de trois filles, conteste les faits qui lui sont reprochés. Cet enseignant d’histoire « est intervenu dans de très nombreuses activités de mineurs, comme la gymnastique, le handball ou le kayak, sur des décennies. Il a été en contact avec de nombreuses jeunes filles », a souligné Etienne Manteaux.

Une première plainte en 2020

L’enquête ouverte après une première plainte déposée en 2020, puis un signalement fait par l’association Le Colosse aux pieds d’argile, qui avait connaissance d’un témoignage similaire, a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Vesoul. Un appel à témoins a été lancé par le procureur de Vesoul, Emmanuel Dupic, « à d’éventuelles autres victimes, ayant fréquenté le club de handball de Noidans-lès-Vesoul ou le club de kayak de Port-sur-Saône (Haute-Saône) dans les années 1990 et 2000 ».

« La difficulté de briser le silence pour les victimes réside dans l’emprise et la position d’autorité naturelle qu’occupe l’adulte, et encore plus son professeur ou son entraîneur », a souligné Emmanuel Dupic. « Il y a deux électrochocs qui ont permis à ces jeunes filles de dénoncer ces faits : le film Les Chatouilles pour l’une et sa maternité pour l’autre », a-t-il dit.