Féminicide d’Hayange : Darmanin, Dupond-Moretti et Schiappa annoncent une mission d’inspection

MOSELLE Les ministres veulent faire la lumière sur ce terrible drame

20 Minutes avec AFP

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C'est dans la ville d'Hayange dans le Grand Est qu'a eu lieu le week-end dernier un terrible féminicide.
C'est dans la ville d'Hayange dans le Grand Est qu'a eu lieu le week-end dernier un terrible féminicide. — Caro / Bastian

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti et la ministre chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa ont annoncé mercredi la mise en place d’une mission d’inspection concernant le  féminicide d’Hayange, survenue en Moselle, le week-end dernier.

« Nous avons décidé de saisir l’inspection générale de l’administration et l’inspection générale de la justice afin qu’une mission d’inspection de fonctionnement soit diligentée pour faire toute la lumière après le terrible féminicide d’Hayange », a écrit Gérald Darmanin sur Twitter. L’annonce intervient quelques heures après que le président LR de la région Grand Est, Jean Rottner, a réclamé « une enquête administrative » sur ce crime.

Dysfonctionnement des services judiciaires ?

Dans la nuit de dimanche à lundi, une jeune femme de 22 ans a été tuée en pleine rue à coups de couteau à Hayange. Peu après, son conjoint de 23 ans, réfugié politique serbe, soupçonné d’être l’auteur des faits, a été interpellé.

Mardi le procureur de la République de Metz a réfuté tout « dysfonctionnement des services judiciaires », et fait valoir que le parquet n’avait pas été averti de plaintes de la jeune femme contre son conjoint violent.

Une mission d’inspection également pour le féminicide à Mérignac

C’est la deuxième fois en moins d’un mois que le garde des Sceaux, le ministre de l’Intérieur et la ministre déléguée à la citoyenneté, décident d’une mission d’inspection après un féminicide. Cela a été le cas après qu’un homme, condamné pour violences conjugales, a immolé par le feu sa femme en pleine rue à Mérignac, après lui avoir tiré dans les jambes pour qu’elle tombe à terre début mai.

La mission diligentée alors et dont les conclusions seront rendues publiques le 10 juin, a dénoncé le 12 mai dans son rapport « une suite de défaillances » des différents intervenants (police, justice, administration pénitentiaire etc.).