Fraude : Un homme et une femme mis en examen pour avoir piraté le compte bancaire d'un ministre congolais

ENQUETE Entre 60 et 75 virements ont été effectués vers des comptes à l’étranger pour un montant de près de 400.000 euros

20 Minutes avec AFP
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Un ministre congolais s'est fait délester de 400.000 euros après le piratage de son compte à la Société générale.
Un ministre congolais s'est fait délester de 400.000 euros après le piratage de son compte à la Société générale. — ROMAIN DOUCELIN/SIPA

Soupçonnés d’avoir piraté le compte bancaire d’un ministre du Congo-Brazzaville, un homme et une femme ont été mis en examen. Ils sont notamment poursuivis pour « escroquerie et blanchiment en bande organisée », a-t-on appris vendredi de sources judiciaire et proche de l’enquête, confirmant une information du journal Le Parisien.

L’homme a été placé en détention provisoire à l’issue de sa mise en examen le 12 mai pour « accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données, escroquerie et blanchiment en bande organisée », a précisé une source judiciaire. Agé de 41 ans, il avait été interpellé le 10 mai à son domicile en Seine-Saint-Denis, a ajouté une source proche de l’enquête.

Délesté de 400.000 euros

La femme, 43 ans, soupçonnée d’être sa complice et poursuivie pour les mêmes infractions, avait été interpellée fin mars et placée sous contrôle judiciaire à l’issue de sa mise en examen le 31 mars.

« Entre 60 et 75 virements », vers des « comptes au Royaume-Uni, en Irlande, en Autriche et en France », ont été frauduleusement opérés depuis le compte d’un ministre congolais en exercice « pour un montant de plus de 400.000 euros », selon la source proche de l’enquête.

L’homme clame son innocence

La femme, déjà connue pour des faits d’escroquerie, serait la bénéficiaire des virements illicites réalisés vers la France et aurait retiré « en espèces une dizaine de milliers d’euros », indique Le Parisien.

La Société générale a déposé plainte et une enquête, confiée à la Brigade des fraudes aux moyens de paiement (BFMP), a été ouverte. L’homme conteste les faits, selon Le Parisien qui précise que des faux papiers d’identité et quatre téléphones portables ont été saisis à son domicile.