Charente : Deux ans ferme pour avoir agressé des policiers à la faucille

MARTEAU Les policiers avaient été appelé au domicile du condamné pour des violences conjugales

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police. (illustration)
Une voiture de police. (illustration) — DENIS CHARLET / AFP

Un quinquagénaire a été condamné vendredi à Angoulême (Charente) à trois ans de prison, dont un an avec sursis probatoire renforcé, pour avoir agressé des policiers, l’un avec une faucille, l’autre d’un coup de tête, alors que les fonctionnaires intervenaient sur une scène de violence conjugale.

Dimanche après-midi, les policiers avaient été appelés à Angoulême par la compagne du prévenu, un maçon portugais de 51 ans, en France depuis 2013. « Venez vite, il veut me couper en deux avec une tronçonneuse ! », avait-elle dit au téléphone. Arrivés au domicile du couple, après avoir discuté avec la femme, les policiers ont voulu menotter l’homme, ivre, qui a alors vu rouge et a sorti une faucille dissimulée dans son dos.

Quinze jours d’ITT pour un policier

Il a fait « un geste déterminé et circulaire », en direction d’un des gardiens de la paix, a décrit l’un deux. Le policier s’est reculé juste à temps, et un collègue a tenté de désarmer l’homme d’un coup de pied. Mais la faucille a accroché son genou, le blessant, tandis que le quinquagénaire tentait de nouveau de porter un coup de faucille à un autre agent. Finalement plaqué au sol, le forcené a asséné un coup de tête à l’un des policiers en se débattant. Ils ont dû faire usage de leur taser à trois reprises pour le menotter.

Les policiers « ont pu se méprendre sur le geste de mon client (…) Loin de vouloir les agresser, il a voulu poser la faucille et cela a dégénéré », a plaidé à l’audience Me Rachid Rahmani, avocat du prévenu. Les policiers « ont le sentiment qu’il s’agissait d’une tentative d’homicide ou de coups mortels », a estimé Me Lionel Béthune de Moro, leur avocat.

Le policier blessé au genou s’est vu prescrire quinze jours d’ITT, celui touché à la tête quatre jours. Déjà condamné en 2019 pour violences sur des policiers, le prévenu avait été placé dimanche en garde à vue, et était jugé vendredi en comparution immédiate au tribunal correctionnel d’Angoulême. A l’audience, sa compagne a mis en avant ses problèmes d’alcool. Outre la peine de prison suivant les réquisitions, le tribunal a prononcé une obligation de soins, une interdiction d’entrer en contact avec sa compagne, et de détenir une arme.