Loire : Le policier gravement blessé lors d’une intervention est sorti du coma

VIOLENCES La victime, un brigadier-chef de 51 ans, aurait reçu une bouteille sur la tête lors d’une intervention dans la nuit de jeudi à vendredi

R. G.-V. avec AFP

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Une voiture de police. (illustration)
Une voiture de police. (illustration) — DENIS CHARLET / AFP

Le policier gravement blessé après avoir reçu un projectile à la tête à Rive-de-Gier (Loire) est sorti du coma ce samedi. Son pronostic vital n’est plus engagé, a annoncé le procureur adjoint de la république de Saint-Etienne, André Merle.

Lors d’une intervention pour tapage nocturne, dans la nuit de jeudi à vendredi, le brigadier-chef de 51 ans, père de deux enfants, a reçu un projectile à la tête, certaines sources évoquant une bouteille. Il a perdu connaissance et s’est écroulé au sol, dans une rue de cette ville de l’agglomération de Saint-Etienne.

Hématome

Le fonctionnaire avait été évacué dans un premier temps vers l’hôpital voisin de Saint-Chamond, puis transporté au CHU de Saint-Etienne, où il a été constaté qu’il souffrait « d’une plaie à la tête au niveau de la tempe » nécessitant « une intervention en urgence à cause d’un hématome », a expliqué vendredi le directeur départemental de la sûreté publique Cédric Esson.

La victime faisait partie d’un équipage de trois policiers du commissariat de Saint-Chamond qui veillait à l’application du couvre-feu. Il est allé à la rencontre d’un groupe d’une quinzaine de jeunes hommes, signalés pour « tapage nocturne » dans le quartier du Grand pont, selon Vincent Bony, le maire PCF de Rive-de-Gier. « Les individus ont dans un premier temps refusé de partir, invoquant l’Aïd, puis lancé des projectiles en direction des policiers », a expliqué André Merle.

Pas d’arrestations encore dans cette affaire

Les individus se sont armés de tout ce qu’ils avaient « à côté d’eux, à savoir des bouteilles, des parpaings », poussant les policiers à faire usage de gaz lacrymogène, avant d’essuyer « une pluie de projectiles », selon le DDSP. Deux des policiers sont parvenus à se réfugier à l’intérieur de leur véhicule, avant de retrouver leur collègue inconscient au pied de celui-ci. Personne n’a encore été interpellé dans le cadre de l’enquête ouverte pour blessures volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Un appel a témoins a été lancé par le parquet de Saint-Etienne.

L’agression a suscité de nombreuses réactions de soutien au fonctionnaire blessé et de condamnations de la part de responsables politiques locaux et nationaux. Cette nouvelle agression envers les forces de l’ordre intervient après le meurtre d’Eric Masson, brigadier tué le 5 mai à Avignon lors d’un contrôle sur un point de trafic de drogue et la mort de Stéphanie Monfermé, agente administrative poignardée au commissariat de Rambouillet (Yvelines).