Grand-Est : Un ex-médecin de la police condamné pour agressions sexuelles et radié

DOUBLE PEINE Il avait été condamné à un an de prison avec sursis et doit être rejugé à l'automne

T.G. avec AFP

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Un médecin (illustration).
Un médecin (illustration). — C. Girardon / 20 Minutes

Tout est parti de palpations impromptues lors d’examen des recrues. Un ex-médecin inspecteur général de la police du Grand-Est, condamné pour agressions sexuelles sur de jeunes adjointes de sécurité, a été radié de l’Ordre des médecins, a-t-on appris auprès de l’Ordre de la Moselle.

« Ce médecin a d’abord été jugé par la justice » qui l’a condamné à un an de prison avec sursis et « nous l’avons ensuite traduit devant la justice ordinale, la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins du Grand-Est qui l’a radié », a indiqué Laurent Dap, le président du conseil de l’Ordre des médecins de Moselle.

Celui-ci est aussi revenu sur l’origine de l’affaire. « Il réalisait des examens d’aptitude sur les jeunes recrues de la police (…) Il faisait des [palpations] sans prévenir les gens », ce qui n’était « pas conforme à l’éthique ».

Bientôt un nouveau jugement

L’ancien médecin, qui conteste toujours les agressions, peut faire appel de cette radiation auprès de l’Ordre national des médecins, a encore précisé le Dr Dap.

Basé à Metz et âgé d’une soixantaine d’années, il a été définitivement condamné à un an de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur huit jeunes policières lors de visites médicales à Reims. Il doit de nouveau être jugé pour des faits similaires à l’automne devant le tribunal correctionnel de Metz après une douzaine de nouvelles plaintes.