Reims : Un homme écroué pour le viol et le meurtre d'une femme trans

ENQUETE L’accusé est déjà accusé d’avoir tenté de tuer une autre femme transgenre en 2017

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police. (illustration)
Une voiture de police. (illustration) — DENIS CHARLET / AFP

Un homme d’une vingtaine d’années a été écroué pour meurtre et viol aggravés par l’orientation sexuelle de la victime, soupçonné d’avoir violé et égorgé chez lui une femme transgenre, puis incendié son appartement à Reims, a annoncé vendredi le procureur. Ce Congolais né en 1994, ayant le statut de réfugié, a été interpellé à Evry le 15 avril, a annoncé le procureur de la République, Matthieu Bourrette, lors d’une conférence de presse.

Si son casier judiciaire est vierge, il avait déjà été mis en examen à Evry en 2019 pour une tentative d’homicide intervenue en 2017 sur une escort girl transgenre, a indiqué le procureur, précisant qu’il avait été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de cette information judiciaire, toujours en cours. « On a affaire à quelqu’un qui en veut » aux personnes transgenres. Le procureur se pose « la question de l’homosexualité latente de l’accusé qui se transforme en agressivité ».

L’accusé reconnaît les faits

Le 7 avril au soir, cette femme de 50 ans, agent intérimaire célibataire, avait été retrouvé mort dans son appartement de Reims en partie incendié. Nue, elle présentait 14 plaies au cou et aux cervicales. Des vêtements de femme découpés avaient également été découverts. « L’accusé reconnaît l’intégralité des faits », a expliqué Matthieu Bourrette, précisant qu’il avait frappé la victime avec des ciseaux après l’avoir violée, puis mis le feu pour effacer les indices.

Matthieu Bourrette a indiqué « retenir la qualification de meurtre aggravé en raison de l’orientation ou de l’identité sexuelle de la victime, dans la mesure où il est établi que les vêtements de femme qu’elle portait ont été en partie découpés, et que le mis en cause reconnaît avoir découpé les cheveux de la victime », ces deux éléments pouvant laisser penser qu’il cherchait à la « masculiniser ».

L’homme est également mis en examen pour vol et escroquerie pour avoir utilisé la carte bancaire de la victime, pour des livraisons de repas et la location d’une chambre. Il a expliqué être rentré en contact avec la victime dans le cadre d’une escroquerie au faux chèque dont il aurait été victime et être entré chez elle pour récupérer la somme de 500 euros. Mais selon le procureur aucune trace de chèque rejeté n’a été trouvée.