Corse : La paillote de Stéphane Colonna, le frère d’Yvan Colonna, incendiée à Cargèse

PLAGE Une enquête a été ouverte pour dégradations par moyens dangereux pour les personnes

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une voiture de la gendarmerie.
Illustration d'une voiture de la gendarmerie. — E. Frisullo / 20 Minutes

La paillote de Stéphane Colonna, frère cadet d’Yvan Colonna, un des membres du commando auteur de l’assassinat du Préfet Erignac, a été visé par un incendie samedi à Cargèse ( Corse-du-Sud), a-t-on appris auprès de la procureure de la République d’Ajaccio Carine Greff. Appelés sur place samedi en fin de journée, les techniciens d’investigation criminelle ont découvert un accélérateur de feu, ce qui laisse présager une piste criminelle. Une enquête a été ouverte pour dégradations par moyens dangereux pour les personnes et confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Cargèse.

Les flammes ont notamment sévèrement touché la cuisine de l’établissement situé sur la plage du Peru à Cargèse. Sur les réseaux sociaux, les réactions de condamnation se sont multipliées dimanche. Le président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni a ainsi apporté son « soutien fraternel à Stéphane Colonna et à sa famille après l’incendie criminel de son outil de travail » : « Il faut, comme à chaque fait de cette nature, réaffirmer notre refus absolu et collectif de ces actes et des logiques de tension qu’ils visent à alimenter », a poursuivi l’élu autonomiste.

Déjà mêlé à une affaire d’incendie de paillote

Corsica Libera, le parti indépendantiste du président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni a aussi apporté son soutien à la victime en déplorant que « la famille Colonna, connue et estimée, en butte à l’arbitraire et l’injustice depuis des années, (doive) de surcroît faire face à ce type d’exactions ». Lui-même placé en garde à vue dans l’enquête sur la tentative d’incendie début août de la paillote de Maxime Susini, un militant nationaliste et écologiste assassiné en 2019, Stéphane Colonna avait été remis en liberté sans poursuite en octobre.

Yvan Colonna a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Erignac, tout comme Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, deux autres membres du commando responsable de la mort du préfet Claude Erignac le 6 février 1998.