Oise : Un gendarme tire sur un homme entré chez lui pour des représailles

INFRACTION L’homme touché avait déjà eu maille à partir avec le gendarme par le passé

G. N. avec AFP

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Deux homme se sont introduits au domicile du couple de gendarmes (illustration).
Deux homme se sont introduits au domicile du couple de gendarmes (illustration). — E. Frisullo / 20 Minutes

Un gendarme a blessé un homme avec son arme de service mardi soir dans l'Oise après l’entrée par effraction à son domicile de deux hommes, dont l’un avait précédemment proféré des menaces à son encontre, a-t-on appris auprès du parquet. Vers 22 heures, deux hommes sont entrés par effraction dans le logement de service de ce couple de gendarmes​, qui se trouve en dehors de l’enceinte militaire de la caserne où ils sont en poste.

« Les deux gendarmes se trouvaient au moment des faits dans la chambre de leur domicile et, alertés par l’effraction de la porte d’entrée, ont immédiatement appelé le 17 », a indiqué Caroline Tharot, procureure de la République de Beauvais. L’un des agresseurs se trouvait « à quelques mètres de la chambre des gendarmes, l’un des deux gendarmes lui a intimé l’ordre d’arrêter sa progression, en vain. Le gendarme a alors fait usage de son arme à l’encontre de l’un des agresseurs, le blessant », a-t-elle poursuivi.

« T’inquiète pas, je sais où tu habites »

Le pronostic vital de ce dernier n’est pas engagé. Il a été conduit à l’hôpital. Le deuxième agresseur a été placé en garde à vue pour violation de domicile, violences aggravées et vol. Le parquet de Beauvais a fait savoir que la qualité de gendarmes était connue d’au moins un des intrus. « A l’occasion d’une précédente interpellation, l’un des mis en cause aurait d’ailleurs indiqué à l’un des deux gendarmes victimes des présents faits "T’inquiète pas, je sais où tu habites" », a précisé Caroline Tharot.

L’un des agresseurs présumés devait notamment faire l’objet d’une convocation « sur reconnaissance préalable de culpabilité pour des faits d’outrages à personne dépositaire de l’autorité publique, en l’occurrence un des gendarmes au domicile duquel les faits de mardi sont survenus », ajoute la procureure.

Le colonel Tugdual Vieillard-Baron, à la tête du groupement de l’Oise, a apporté son soutien au couple de gendarmes. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances plus précises de ces événements.