Moselle : Un homme et son ex qu’il séquestrait retrouvés morts par le GIGN

FEMINICIDE Un homme d'une cinquantaine d'années et son ex-compagne qu'il retenait en otage depuis dimanche après-midi à Folschviller en Moselle ont été retrouvés morts par le GIGN après avoir donné l'assaut

G.V. avec AFP
— 
Des membres du GIGN à l'entraînement, en 2012.
Des membres du GIGN à l'entraînement, en 2012. — VILLEMAIN/20 MINUTES/SIPA

L’individu né en 1963 voulait reprendre « une vie commune » avec son ex-compagne qu’il retenait en otage depuis dimanche après-midi à Folschviller en Moselle dans un logement d’une zone pavillonnaire. Ils ont été retrouvés morts par le GIGN qui a donné l’assaut.

Même si le scénario du drame n’est pas encore totalement établi, il semblerait que le forcené, que l’on disait « potentiellement muni d’une arme de poing », a « certainement » tué son ex-compagne avant de mettre fin à ses jours dimanche soir, a avancé le procureur de la République de Sarreguemines, Olivier Glady.

Les enfants préviennent les secours

Dépêchés de la région parisienne pour prendre le relais des négociateurs locaux, les gendarmes du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) étaient arrivés en début de soirée à Folschviller, une petite commune située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Metz, non loin de la frontière allemande. Il avait cependant « laissé partir les deux enfants du couple » et « ce sont eux qui ont donné l’alerte », a précisé le magistrat.

Le GIGN, qui n’a manifestement pas pu lui faire entendre raison, a fini par donner l’assaut en fin de soirée. En pénétrant dans le logement, les gendarmes n’ont pu que constater le dénouement tragique de cette prise d’otage : « Les deux personnes ont été découvertes décédées », a relaté Olivier Glady.

Présent sur place, le maire de Folschviller, Didier Zimny, a indiqué au Républicain Lorrain bien connaître la femme séquestrée, une employée communale. « Le couple est séparé depuis quelques années », a-t-il confié au journal, précisant moins connaître l’ex-conjoint et ignorer les raisons de son acte.