Meurthe-et-Moselle : Un homme avoue le meurtre de sa compagne

FEMINICIDE L’homme de 55 ans aurait tué sa femme en l’étranglant

20 Minutes avec AFP

— 

Une voiture de gendarmerie. (illustration)
Une voiture de gendarmerie. (illustration) — V. WARTNER / 20 MINUTES

Un homme d’une cinquantaine d’années domicilié en Meurthe-et-Moselle a avoué, d’abord à son médecin puis aux gendarmes, avoir étranglé sa compagne dimanche dernier lors d’une dispute conjugale, a-t-on appris ce samedi auprès du parquet de Nancy. L’homme, né en 1966, a confié vendredi à son médecin généraliste avoir « tué sa compagne […] en procédant à une strangulation », a indiqué Stéphane Javet, procureur de la République adjoint.

Le médecin a alors alerté les gendarmes, qui se sont rendus en compagnie du quinquagénaire au domicile du couple, situé dans la commune de Tucquegnieux, à une centaine de kilomètres au nord de Nancy, indique le quotidien régional Le Républicain Lorrain, qui a révélé l’affaire. Là, les gendarmes y ont effectivement « découvert le corps sans vie de sa compagne », née en 1969, « visiblement décédée […] des suites d’une strangulation », a expliqué Stéphane Javet, précisant qu’une autopsie devait confirmer ces premières constatations.

Les faits seraient intervenus après une « dispute »

Placé en garde à vue, l’homme « a reconnu les faits, intervenus à la suite d’une dispute », a poursuivi le magistrat, qui précise que le parquet de Briey, théoriquement compétent, s’est dessaisi vendredi soir « au profit du parquet de Nancy au regard de la nature criminelle des faits ».

Une information judiciaire sera ouverte dimanche pour « homicide volontaire par conjoint », a ajouté le procureur adjoint. En 2020, 90 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, un chiffre au plus bas depuis la mise en place de statistiques il y a quinze ans. Les féminicides sont le stade ultime des violences subies par plus de 200.000 femmes par an.