Gard : Un bébé retrouvé mort dans un canal, son père pendu à Auxerre

ENQUETE Une autopsie de l'enfant sera réalisée ce lundi

N.B. avec AFP

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Illustration d'une voiture de la gendarmerie.
Illustration d'une voiture de la gendarmerie. — E. Frisullo / 20 Minutes
  • Un enfant, âgé de cinq mois, avait été retrouvé sans vie, dans le canal, vendredi, et son père, âgé de 41 ans, pendu dans un hôtel d’Auxerre (Yonne).
  • La nourrice et la mère n’étaient pas parvenues à joindre le père, parti sans son téléphone portable, sans biberon, mais avec quelques effets pour le nourrisson.
  • La mère et l’entourage de l’homme n’ont signalé aucun problème de couple ou problème psychiatrique connu.

L’autopsie du bébé, retrouvé mort vendredi dans un canal, près de Gallargues-le-Montueux (Gard) sera réalisée ce lundi. Le parquet a ouvert une enquête pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans ». Elle a été confiée à la gendarmerie.

Cet enfant, âgé de cinq mois, avait été retrouvé sans vie, dans le canal, vendredi, et son père, âgé de 41 ans, pendu dans un hôtel d’Auxerre (Yonne), a indiqué le procureur de Nîmes, Eric Maurel, vendredi. C’est la nourrice du bébé qui avait signalé les disparitions alors que le père devait déposer le petit garçon chez elle, jeudi matin, dans le secteur de Vauvert (Gard). Une enquête pour « disparitions inquiétantes » avait alors été ouverte.

Une famille « tout à fait normale »

La nourrice et la mère n’étaient pas parvenues à joindre le père, parti sans son téléphone portable, sans biberon, mais avec quelques effets pour le nourrisson. Un vaste dispositif de recherches, notamment avec des hélicoptères, avait été activé jeudi. Mais vendredi matin, le père de famille a été retrouvé pendu dans une chambre d’hôtel d’Auxerre. Et en début d’après-midi, des promeneurs ont aperçu un siège de bébé flottant sur un canal, près de Gallargues-le-Montueux. Le cadavre de l’enfant a été retrouvé à proximité.

La mère et l’entourage de l’homme n’ont signalé aucun problème de couple ou problème psychiatrique connu. « C’est une famille tout à fait normale », a commenté le procureur, précisant que l’homme n’était « pas décrit comme violent et pas connu de la justice ».

L’homme a laissé une lettre dans laquelle il « s’excuse » auprès de sa compagne et écrit « J’irai en enfer », a dit le procureur, évoquant l’hypothèse d’une « bouffée délirante ».