Angoulême : Deux suspects mis en examen après le meurtre d’un jeune tué par balles

ENQUETE Un jeune homme de 20 ans a été tué par balles lundi en début d’après-midi, dans un quartier populaire d’Angoulême

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police. (illustration)
Une voiture de police. (illustration) — DENIS CHARLET / AFP

Une semaine après le meurtre d’un jeune homme tué au fusil de chasse dans un quartier populaire d’Angoulême, sur fond d’une transaction de stupéfiants qui a « mal tourné », deux jeunes d’une vingtaine d’années ont été mis en examen, ce vendredi, a annoncé la procureure de la République. Vendredi, à l’issue de leur garde à vue, le parquet d’Angoulême a ouvert une information judiciaire et requis leur mise en examen avec placement en détention provisoire.

Le premier, âgé de 20 ans, et qui s’était rendu mercredi soir à la police, a été mis en examen par un juge d’instruction pour « homicide volontaire » et « association de malfaiteurs », a précisé Stéphanie Aouine, procureure de la République d’Angoulême. Interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi, l’autre homme âgé d’une vingtaine d’années a lui été mis en examen pour « complicité d’homicide » et « association de malfaiteurs ». Il était présent sur les lieux du drame qui s’est noué lundi après-midi en bas d’un immeuble du quartier de Basseau, un quartier dit de « reconquête républicaine ».

A ce stade, le contexte privilégié par les enquêteurs est « une transaction de stupéfiants qui a mal tourné », selon la magistrate. Les deux jeunes Charentais, domiciliés dans l’agglomération d’Angoulême, « sont défavorablement connus des services de police et de la justice, notamment pour des infractions à la législation sur les stupéfiants », a précisé la procureure. Ils devaient être présentés vendredi dans la soirée au juge de la liberté et de la détention qui devra statuer sur une éventuelle incarcération provisoire.

Un désaccord sur la transaction de stupéfiants

Agée d’une vingtaine d’années, la victime, qui résidait dans le département voisin de la Charente-Maritime, était également connue des services de police et de la justice pour des faits de trafic de stupéfiants. Touché à plusieurs endroits du corps, de la poitrine aux genoux, il est décédé des suites d’une hémorragie interne provoquée par « un ou plusieurs tirs de fusil de chasse à grenailles », selon Stéphanie Aouine.

« Une transaction était prévue entre plusieurs protagonistes dont la victime et les deux suspects et il y a eu un désaccord qui a amené l’un d’entre eux à faire usage de son arme », a expliqué la procureure. Des investigations complémentaires vont être menées par la police d’Angoulême en cosaisine avec la police judiciaire de Limoges. Un autre homme interpellé mercredi soir, a été remis en liberté le lendemain, sa présence sur les lieux n’ayant pas pu être établie.