Illustration d'agents de la police judiciaire.
Illustration d'agents de la police judiciaire. — C. Allain / 20 Minutes

RACISME

Strasbourg : Un homme interpellé pour un tag anti-musulmans sur le chantier d’une mosquée

Un homme de 20 ans, soupçonné d’avoir fait un tag anti-musulmans sur la palissade d’une mosquée en construction à Strasbourg, a reconnu les faits et sera convoqué ultérieurement devant la justice

L’inscription « Non à l’islam, ça va au bled » tracée en grandes lettres capitales noires a été découverte ce lundi sur la palissade du chantier de la Grande mosquée Eyyub Sultan à Strasbourg. Le suspect, un homme de 20 ans, a été placé en garde à vue avant d’être relâché ce mardi, indique à 20 Minutes une source policière, confirmant ainsi une information des DNA.

Relâché, mais avec « une convocation en justice en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité », nous précise cette même source. Le suspect pourrait appartenir au mouvement d’extrême droite Génération identitaire, menacé de dissolution indique l’AFP.

« Une expression de haine et d’intolérance »

Appelée à devenir la plus grande mosquée d’Europe, la Grande mosquée Eyyub Sultan est construite à l’initiative de la Communauté islamique du Millî Görüs (CIMG), une organisation proche de la Turquie qui gère des centaines de mosquées en Europe. « De tels actes sont une expression de haine et d’intolérance à l’égard des Français de confession musulmane ou de leurs lieux de cultes et mettent en péril le vivre ensemble », a réagi Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Egalement président de l’Observatoire national de lutte contre l’Islamophobie, il déplore « un climat en France concernant les valeurs de l’islam ou l’islamo-gauchisme qui favorise de tels actes ». « Nous avons terminé l’année 2020 avec un bilan de 235 actes anti-musulmans déclarés dans les commissariats et les gendarmeries », a rappelé Abdallah Zekri, « apportant tout (son) soutien aux responsables de cultes victimes ces derniers temps de tels actes ».

Dans un communiqué de la ville de Strasbourg ce mardi, les élus de l’ensemble des groupes politiques représentés au conseil municipal ont condamné « unanimement et avec la plus grande fermeté tout acte islamophobe ou xénophobe » et rappeler que chacun « doit pouvoir vivre sa foi sans discrimination » et assurer leur « entier soutien à la communauté musulmane de Strasbourg. »