Coronavirus en Dordogne : Opération de dépistage après la découverte de six foyers de variants sud-africain et brésilien

PANDEMIE Quelque 160 cas de contamination aux variants sud-africain et brésilien répartis dans six Ehpad du département ont été découverts la semaine dernière

20 Minutes avec AFP

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Illustration dépistage et vaccination au CHU de Bordeaux
Illustration dépistage et vaccination au CHU de Bordeaux — Mickaël Bosredon/20 Minutes

« L’objectif est de casser la chaîne de transmission pour ne pas contaminer d’autres institutions », explique Frédéric Perissat, préfet de la Dordogne. Une opération de dépistage du coronavirus a été lancée lundi dans six Ehpad de Dordogne après la découverte de 160 cas de contamination aux variants sud-africain et brésilien, a annoncé la préfecture.

Sur les 67 Ehpad que compte le département, une quinzaine sont actuellement touchés par le Covid-19, dont six ont été identifiés comme des foyers de contamination aux variants, notamment dans les communes de Nontron et Lolme.

« Pas de dépistage massif »

Dans ces établissements, « toutes les personnes venues pour des visites seront testées », a expliqué Marie-Ange Perulli, directrice départementale de l’agence régionale de santé (ARS). « On travaille en cercles concentriques, il n’y a pas de dépistage massif sur toute la commune », a-t-elle précisé, ajoutant qu’aucune « diffusion massive » en population générale n’était pour l’heure observée.

Aucune « filière » ni « réseau » n’ont été identifiés

L’origine de la diffusion de ces variants, dont le séquençage est en cours, reste pour le moment inconnue. Aucune « filière » ni « réseau » n’ont été identifiés, a souligné la préfecture, précisant que le trafic de l’aéroport de Bergerac était à l’arrêt depuis le mois de juin.

Concernant les recommandations sanitaires, l’isolement est « de 10 jours pour une contamination au variant brésilien ou sud-africain », a rappelé la directrice de la Caisse primaire d’assurance maladie de Dordogne, Catherine Petraszko. Après dix jours, « en cas de test PCR négatif et d’absence de fièvre, c’est la fin de l’isolement. Sinon, il est prolongé de sept jours », a-t-elle précisé.

En Dordogne, le taux d’incidence, actuellement à 182,9, était « le plus élevé de la Nouvelle-Aquitaine ». Il est « en décrue depuis quelques jours » après une « forte flambée », a expliqué le préfet. L’ARS prévoit néanmoins une déprogrammation de 20 à 30 % de l’activité des services hospitaliers à l’échelle du département.