Toulouse : Des soutiens de Roland, dont la maison était occupée, agressés par des pro-squatteurs

VIOLENCES Des personnes cagoulées et armées de matraques ont agressé les soutiens de Roland, 88 ans, qui s’étaient donné rendez-vous samedi pour fêter le départ des squatteurs

B.C.

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La maison squattée de Roland, avenue de Fronton à Toulouse (illustration).
La maison squattée de Roland, avenue de Fronton à Toulouse (illustration). — Fred Scheiber / SIPA

« Cette après-midi, un comité d’accueil attendait ces sous-flics qui ont mangé quelques coups et de la gazeuse. » C’est ainsi que s’achève sur un site libertaire un article baptisé « Retour de bâton pour la milice anti-squat » publié ce dimanche. Cette déclaration, en forme de revendication, fait référence à l'agression dont ont été victimes des soutiens de Roland samedi, dont la maison était occupée depuis septembre jusqu’à ce que les squatteurs quittent les lieux jeudi soir.

Ce groupe de Toulousains, mobilisé durant plusieurs jours pour soutenir le retraité de 88 ans qui ne pouvait plus accéder à sa maison qu’il désirait vendre, s’était donné rendez-vous pour fêter le départ des squatteurs, une forme de « victoire ».

Cagoules, matraques et gaz lacrymo pour les agresseurs

Annoncée sur les réseaux sociaux, cette réunion au lac de Sesquières a vite tourné court. Ils étaient en effet attendus par une douzaine de personnes, toutes habillées de noir, cagoulées et armées de matraques. Ces derniers, soutiens des squatteurs, n’ont pas hésité à utiliser des gaz lacrymogènes et à vandaliser la moto d’un des soutiens de Roland.

« Nous les avons vus arriver d’un coup. Pourquoi ils s’attaquent à nous, parce que nous voulons faire bouger les choses, nous voulons mobiliser les gens pour faire évoluer les choses et faire annuler cette loi, Roland est un déclencheur, c’est horrible de faire ça à une personne âgée », plaide Vin’s, l’un des animateurs de la page de soutien. Ce dernier, qui se dit « d’aucun parti politique ni des extrêmes » a déposé plainte comme d’autres victimes. Il a depuis le début de la mobilisation « reçu de nombreux soutiens de partout en France ».

Une affaire qui avait déjà suscité de vives tensions devant la maison et qui s’est donc poursuivie ailleurs.