Maison squattée à Toulouse : L’ex-rugbyman Grégory Lamboley lance une cagnotte pour soutenir Roland, 88 ans

SOLIDARITE Grégory Lamboley, ancien joueur du Stade Toulousain et du XV de France, se dit « révolté » par le squat de la maison d’un octogénaire. Celui-ci souhaite la vendre pour rejoindre sa femme en Ehpad

Nicolas Stival

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La maison de famille de Roland, 88 ans, à Toulouse, désormais occupée par des squatteurs.
La maison de famille de Roland, 88 ans, à Toulouse, désormais occupée par des squatteurs. — F. Scheiber - Sipa

L’affaire dure depuis septembre, mais elle n’a été révélée que ce week-end, via un article dans La Dépêche du Midi, où la victime a été rotativiste pendant plus de trente ans. Le squat de la maison toulousaine de Roland, 88 ans, a suscité une vive émotion et a notamment fait réagir l’ex-rugbyman international Grégory Lamboley.

L’ancien troisième ligne du Stade Toulousain a lancé lundi soir une cagnotte sur le site Leetchi pour soutenir l’octogénaire, qui souhaite vendre son bien afin de rejoindre sa femme en Ehpad, dans le Tarn. Une transaction impossible à court terme, puisque les squatteurs ne pourront pas être expulsés avant la fin de la trêve hivernale, repoussée du 31 mars au 1er juin.

« Faire des choses pareilles à des personnes âgées, cela me rend dingue »

« Ce sont vraiment des choses qui me révoltent, c’est ahurissant, tonne Grégory Lamboley, joint par 20 Minutes. Il n’y a pas que Roland, il y a eu d’autres cas récemment, comme sur la Côte d’Azur. Que l’on puisse faire des choses pareilles à des personnes âgées qui ne peuvent pas se défendre, cela me rend dingue. »

L’ex-joueur de 39 ans, reconverti dans le marketing sportif et le diagnostic immobilier, ne connaît pas l’octogénaire, auquel la somme récoltée sera reversée fin mars, au terme de l’opération de financement participatif. Mais il souhaite manifester sa solidarité à travers sa démarche. « L’important, ce n’est pas le montant qui va être récupéré. C’est de montrer qu’il est soutenu. Si ça peut faire un peu réagir, changer quelque chose. Parce qu’un jour, quelqu’un va se faire justice et il y aura un drame. »