Brive : Les trafiquants avaient caché leur cannabis dans des roues de tracteur

ENQUETE Trois hommes ont été interpellés à Brive, alors qu’ils tentaient de remonter 176 kilos d’herbe de cannabis depuis l’Espagne à destination de l’Ile-de-France

20 Minutes avec AFP

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Un tracteur (illustration).
Un tracteur (illustration). — Pixabay / moritz320

Ils avaient fait une halte dans un hôtel de Brive (Corrèze), espérant ainsi éviter un éventuel contrôle pour non-respect du couvre-feu. Trois hommes âgés de 40 à 50 ans, qui remontaient quelque 176 kilos d’herbe de cannabis depuis l’Espagne à destination de l’Ile-de-France, ont été interpellés par la police dans la nuit de samedi à dimanche.

Les enquêteurs, qui étaient sur leurs traces depuis deux mois, n’ont eu aucun mal à les cueillir dans leur chambre. La drogue était dissimulée… dans des roues de tracteur, rangées dans leur fourgon, garé sur le parking de l’hôtel.

« Quatre voyages en trois, quatre mois »

« La drogue ne sentait pas, elle était très bien dissimulée dans les roues d’un tracteur, elles-mêmes remisées dans un utilitaire », a expliqué le chef de l’antenne de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) à Versailles. Ses enquêteurs avaient obtenu « un renseignement sur un individu susceptible de se livrer avec des complices à de l’importation de produits stupéfiants en provenance d’Espagne à destination de l’Ile-de-France ».

Plusieurs surveillances physiques et techniques, menées dans le cadre d’une enquête préliminaire sous l’autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris, ont permis de repérer « quatre voyages en trois, quatre mois » par cette équipe, selon le commissaire. Les enquêteurs, grâce à des interceptions téléphoniques, ont acquis la certitude que le trio était reparti pour un nouveau convoi et ont procédé à l’interpellation.

Valeur marchande du produit « entre 3.000 et 4.000 euros le kilo »

L’enquête, désormais confiée à un juge d’instruction, devra tenter d’identifier « les clients en Ile-de-France et les fournisseurs en Espagne », a ajouté le chef de l’antenne Ofast de Versailles, qui estime la valeur marchande du produit « entre 3.000 et 4.000 euros le kilo ».

Une information judiciaire a été ouverte mercredi et les trois hommes ont été mis en examen pour « importation de stupéfiants en bande organisée, transport, détention, offre ou cession, acquisition de stupéfiants et association de malfaiteurs » et placés en détention provisoire, selon une source judiciaire.