Nord : Ils font la fête entassés à 35 dans un studio de 20 m2

SARDINES Des jeunes d’une grande école de la métropole lilloise s’étaient rassemblés en nombre dans le petit appartement loué par une de leurs camarades

Mikaël Libert

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Illustration de la police.
Illustration de la police. — Fabrice Elsner / 20 Minutes

Ah ce qu’on est serrés au fond de ce studio. Lundi après-midi, près de Lille, plusieurs personnes ont été verbalisées et une autre interpellée pour une nouvelle fête clandestine organisée en pleine épidémie de coronavirus. Petite originalité cette fois, les lieux étaient particulièrement exigus.

Les faits se sont passés vers 16h30, lundi, et pourtant c’est bel et bien pour du tapage que les riverains de la rue Verte, à Croix, ont contacté le « 17 ». Un raffut de tous les diables, constaté par les policiers lorsqu’ils se sont rendus sur place.

Les uns sur les autres pour un goûter festif

Dans cet immeuble d’habitations, les fonctionnaires ont pris attache avec le locataire de l’appartement dans lequel se déroulait la petite fête. Il s’agissait d’un jeune homme de 19 ans, élève d’une grande école privée de la métropole. Avec lui, se trouvaient pas moins de 35 camarades participant à ce goûter festif.

Outre le fait que de telles fêtes sont vivement déconseillées en ces temps d’épidémie de coronavirus, un autre point a fait tiquer les policiers : la taille du studio. Selon la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), la surface de l’appartement en question ne dépassait pas 20 m2, soit environ un demi-mètre carré par personne. Quand on sait que les nouvelles règles appliquées dans les commerces depuis ce week-end ont porté de 4 à 8 m2 la surface par client.

Certes, personne n’a enfreint le couvre-feu, ce qui n’a pas empêché les policiers de verbaliser tout ce petit monde pour un motif qui n’a cependant pas été précisé. Le locataire de l’appartement, lui, a été interpellé et placé en garde à vue pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Sachant que le parquet de Lille se base notamment sur le critère de surface pour déterminer les sanctions à prendre contre les organisateurs de fêtes clandestines, le jeune homme risque de ne pas s’en tirer à bon compte.